Image de présentation du Kilimandjaro

Ascension au Kilimandjaro

Informations santé pour l'ascension du Kilimandjaro

Le paludisme

La Tanzanie est un des pays les plus à risque concernant le paludisme. Les moustiques anophèles responsables de ce fléau sont très présents dans les zones côtières.

Vous avez bien sûr peu de chances de rencontrer de tels moustiques pendant l'ascension du Kilimandjaro car il y fait trop froid mais le premier et le dernier jour passés à votre hôtel à Moshi constituent un risque.

Il est donc fortement conseillé de prendre un traitement anti-paludéen, en général de la malarone. La posologie est de prendre 1 cachet la veille du départ puis de prendre 1 cachet par jour jusqu'à 1 semaine après le retour.

Contrairement à d'autres anti-paludéens comme la Savarine ou le Lariam, la malarone est sans effets secondaires notoires.

Le mal des montagnes

Le mal des montagnes est une maladie fréquente pouvant toucher n'importe quelle personne lors d'un séjour en haute altitude si la montée est trop rapide ou l'acclimatation insuffisante.

Il y a différents degrés d'altitude des montagnes : léger, modéré et aigu (MAM), chacun avec des symptômes propres. Avoir des symptômes légers ou modérés du mal des montagnes ne signifie pas que l'on doive abandonner l'ascension.
En revanche quiconque souffre du mal aigu des montagne doit immédiatement interrompre l'ascension et redescendre au plus vite.

Les symptômes légers et modérés sont des céphalées (maux de tête) douloureux, des nausées, une perte d'appétit, de l'insomnie, des impressions de suffocation, des pertes d'équilibre.

Les symptômes du mal aigu des montagnes peuvent commencer par une confusion mentale, une expression incohérente, de grosses pertes d'équilibre puis évoluer vers une toux grasse produisant un liquide clair voire du sang, allant jusqu'à l'oedème pulmonaire ou cérébral. Ces symptômes sont à prendre très au sérieux car il peuvent conduire à la mort si aucune action n'est enttreprise (dans notre cas, la descente immédiate).

Quelles sont les causes du mal des montagnes ?

Avec l'altitude, la pression et la teneur en oxygène dans l'air diminuent. Par exemple, au sommet du Kilimandjaro, à 5895 mètres, il y a moitié moins d'air qu'au niveau de la mer.
Pour compenser, le corps active un certain nombre de mécanismes comme l'hyper ventilation, une plus grande production de globules rouges conduisant à l'épaississement du sang etc.

Si la montée s'effectue trop rapidement, le corps n'a pas le temps d'installer ces mécanismes, les symptômes du mal des montagnes apparaissent alors.

La clé est de laisser à l'organisme le temps de s'habituer en lui garantissant une bonne acclimatation. C'est pour cette raison que nous avons choisi d'effectuer l'ascension du Kilimandjaro en 7 jours au lieu de 6, augmentant ainsi nos chances d'atteindre le sommet.

Comment éviter le mal des montagnes ?

La prévention c'est l'acclimatation.
Il est recommandé de ne monter que 500 mètres par jour.

En cas de mal aigu des montagnes il existe un médicament appelé Diamox qui acidifie le sang permettant d'accélérer la respiration et donc l'oxygénation. Mais attention prendre du Diamox ne signifie pas supprimer le mal aigu des montagnes et donc reprendre l'ascension.

Ce médicament ne doit être utilisé que pour stabiliser un état avant ou pendant la descente vers une altitude qui permettra d'atténuer les effets du MAM.

Trousse à pharmacie

Voici une liste non exhaustive de médicaments qu'il est préférable d'emporter lors de l'ascension du Kilimandjaro.

  • Anti-diarrhéique
  • Anti-vomitif
  • Paracétamol
  • 1 antibiotique à large spectre
  • 1 boite de spasfon ou équivalent
  • Biafine pour apaiser les coups de soleil
  • 1 crème pour les traumatismes articulaires
  • Solution antiseptique
  • Collyre antiseptique
  • Répulsif moustique
  • Crème contre les piqûres
  • Tablettes de purification d'eau
  • Pansements

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