A propos de l'expédition ski de randonnée avec pulka

Pulka

La pulka est un traineau individuel reliée au skieur à l'aide d'un harnais et deux cordes. Elle contient généralement les effets personnels ainsi que tout le matériel nécessaire à une expédition (nourriture, pelles, tente etc.).

Certains pourraient s'interroger sur la plus value de la pulka par rapport à l'emport d'un gros sac à dos. Pour moi, la réponse est claire et nette : la pulka rend l'expédition beaucoup plus aisée car il est bien plus supportable de trainer son poids plutôt que d'avoir à le porter sur le dos.

L'inconvénient majeur c'est son comportement dans les descentes car, le poids aidant, la pulka a tendance à dévaller plus vite que le skieur. Mais avec un peu de pratique on apprend à dompter cet animal fougueux, notamment en prenant les deux cordes dans une seule main et forçant la pulka a évoluer à ses côtés, à même allure.

Peaux de phoque

Les skis de randonnée nordique sont déjà rainurés pour assurer un bon maintien sur la neige. Cela suffit généralement pour permettre à tout skieur de remonter une pente, même assez raide, sur quasiment tout type de neige.
En revanche, et on l'a bien vu pendant le raid en Islande, dès lors qu'il faut tirer une pulka, les rainures ne sont plus assez efficaces pour prendre de bons appuis.

C'est pourquoi nous avons eu recours à ce que l'on appelle communément des peaux de phoque. Il ne s'agit bien sûr pas littérallement de la peau de l'animal (cela fait bien longtemps que la science a réussi à reproduire les qualités de la peau de phoque), mais d'une sorte de peluche synthétique et autocollante que l'on applique sur la semelle de chaque ski.
Les nôtres se fixaient par un étrier sur le haut de la spatule puis nous appliquions la surface collante sur toute la surface de la semelle.

Dès lors que la montée était finie et qu'une descente se profilait, on pouvait retirer les peaux en tirant dessus puis replier les parties collantes sur elles-mêmes et les ranger dans son sac à dos jusqu'à la prochaine utilisation.
En début d'expédition j'avais tendance à les garder tout le temps ce qui permettait de ne pas aller trop vite dans les descentes. Mais au fur et à mesure, l'expérience et la confiance aidant, j'otais les peaux pour les descentes, ce qui se fait très rapidement.

Equipement

Outre l'équipement classique gants, lunettes de soleil, masque en cas de chute de neige, bonnet, c'est surtout le principe de multi-couche qui est important.

En effet, lors des montées, l'effort étant important, il ne faut pas hésiter à se découvrir. En revanche, dès qu'on fait une pause ou qu'une descente doit être engagée, il faut se recouvrir.
Pour faciliter ces changements réguliers, le mieux est d'avoir des sous-vêtements chauds + veste polaire et veste en gore-tex dont on peut disposer et remettre facilement.

Refuges

Après une longue et éprouvante journée de ski de randonnée, tout skieur rêve d'un minimum de confort. Les refuges représentent un excellent abri, surtout si comme pour cette expédition en Islande, ils sont chauffés par une énergie naturelle et gratuite : la géothermie.
L'alternative au refuge est la tente mais entre les deux il n'y a pas photo quant au confort !

Thermos

N'étant pas naturellement buveur de thé ou mangeur de soupes, j'ai regardé d'un oeil suspicieux le thermo que le guide distribuait à chaque participant dès le premier jour.
Mais très rapidement j'ai compris l'intérêt de transporter ces objets essentiels. En effet, puisque l'essentiel de la nourriture était lyophilisées, l'eau chaude contenue dans les thermos était le seul moyen de manger décemment.

D'autre part, lors de nos pauses en plein froid et souvent en plein vent, c'était un vrai bonheur de pouvoir rapidement se préparer un thé, une soupe ou un chocolat chaud.
Remplir les thermos imposaient que chaque soir on récolte de la neige fraîche dans les alentours du refuge afin de la faire fondre. Avant le départ, nous faisions bouillir cette eau que nous transferrions ensuite dans chaque thermo.

Pelles

Nous transportions environ 5 pelles pliables que nous avons essentiellement utilisées pour nos pauses déjeuner dans la neige car nosu creusions systématiquement une assise en forme d'arc de cercle, ce qui nous permettait de disposer d'une table naturelle très pratique.

A une occasion nous avons eu besoin des pelles pour déblayer la porte d'entrée d'un refuge. En effet, peu de touristes arpentes les paysages islandais à cette saison. De fait, les refuges ne sont pas souvent utilisés et la nature reprend ses droits.
Ce jour là il nous a fallu une vingtaine de minutes pour atteindre la porte d'entrée et pouvoir se mettre à l'abri et au chaud !

Photo et vidéo

Comme lors de toute expédition en autonomie, les batteries représentent le talon d'Achille des appareils photos et camescopes. Ce problème est exacerbé lorsque le froid est de la partie. Voici quelques conseils pour ne pas tomber en panne de batterie ce qui ruinerait tous vos espoirs de ramener des images de votre voyage en souvenir.

D'abord, si c'est possible, ahetez une voire deux batteries supplémentaires que vous chargerez à fond.

Pendant le voyage, gardez toujours vos batteries au chaud. Je les enroule généralement dans une paire de chaussette que je place au milieu de mes habits dans le sac à dos.

Désactivez l'écran de visualisation de vos appareils car c'est ce qui consomme le plus de batterie : vous admirerez vos photos à votre retour.

Si vous respectez ces conseils vous devriez pouvoir tenir plusieurs jours san problème de batterie.

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