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Tour du monde

Par Aurélien.

Au fait James

08/03/2010

Y'a des nouvelles photos... mais bon ca doit faire 15 jours maintenant...
Desole

"Derrière chaque Indien se cache un acteur...

08/03/2010

et les meilleurs deviennent chauffeurs de rickshaw!"


  Trois semaines dejà... ça va je vous ai pas trop manqué?
  Et Phil, tu me piques mes blagues maintenant? J'avais vraiment pensé à la faire celle de "Ma Mecque à moi" de Patricia Kass, mais je suis heureux que tu aies pris les devants, ça m'a évité quelques moqueries de mes soit-disant amis...
  Sinon pour répondre à tes questions, je n'ai pas vu "Fish&Chips" mais je le note pour plus tard; les mariages arrangés représentent toujours une grande majorité des unions célébrées dans ce pays (a savoir l'Inde, pour ceux qui prendrai le blog en cours de route) et un poil moins dans les grandes villes, où les gens ont plus de facilité à trouver l'âme s?ur et où le système des castes est un peu moins respecté. Ça s'appelle alors un Love mariage! Tout est dit!
  Sinon, pour ce qui est du best-seller, je suis en train de lire Maximum city, qui en est un de best-seller, écrit par un indien qui a passé son enfance aux USA et qui a alors beaucoup de mal à se ré-adapter à son pays en revenant avec sa femme et ses enfants. Il décrit tous les dessous du système politique et administratif de la ville de Bombay et revient amplement sur les origines et les conséquences d'attentats inter-religieux perpétrés dans le pays. Un peu longuet parfois mais vraiment intéressant! Et encore un grand merci pour tous tes commentaires percutants.

  Marie-(Barberine): tu es la seule à me laisser des commentaires sous le nom de "Marie" donc tu gardes l'exclusivité, les autres n'auront qu'à compléter par un signe distinctif: nom de famille, grain de beauté reconnaissable ou autres mensurations détaillées... James, je crois que ton humour me manque de plus en plus.

  Cyril: je serai à Bangkok du 8 au 12 mars donc pour l'entretien individuel, si tu vises bien on devrait pas avoir de mal à trouver un petit bar sympa dans le quartier des routards. Sinon j'ai bien pensé à piquer une tête dans le Gange comme tu me l'avais suggéré mais vu les cadavres de bébés, d'animaux et la quantité de saloperie qu'ils y déversent, j'ai renoncé... Comme a dit Mark Twain, (un humouriste Américain, apparemment):
"Aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille!"

Et un gros bisous à tous les autres pour vos commentaires et vos questions concernant mes posts et mes photos. C'est juste pas évident pour moi de vous répondre individuellement à chaque fois... c'est vrai que parfois, je frole le surménage!



  Bon je pense que je vous ai laissé assez de temps pour digérer mon précédent paquet de conneries à propos de mon petit périple au pays des mamelles sacrées et que vous êtes à nouveau d'attaque pour un nouvel épisode.

  Me voilà rendu à Delhi, capitale Indienne hyper-active, aux rues toutes cassées (amélioration des infrastructures pour les CommonWealth Games de 2010 oblige) et qui laisse en général un ressenti assez amer à la grande majorité des touristes qui attaquent l'Inde par cette ville pour le moins... hostile. Ça grouille, ça tut-tute, ça gueule, ça te lâche pas la grappe... et c'est vrai que pour t'acclimater, c'est pas le meilleur endroit. Et puis avec leurs plans des bus, on est pas rendu:

Ca doit être ca le don d'ubiquité...

  Cela dit, j'ai l'impression que les chauffeurs de rickshaw et autres vendeurs de tee-shirts sont un peu moins coriaces que dans certains endroits que j'ai fini par haïr ces derniers jours (à savoir Agra et Jaipur). Est-ce lié à une très relative adaptation de ma part ou au fait qu'il y aura toujours un autre portefeuille sur pattes à rogner derrière moi dans cette ville? Je dirais: un peu des deux!



  Allez, J-2 avant de reprendre l'avion pour Bangkok, il est grand temps que je vide mon sac! Loin de moi l'idée de vous décourager de venir "tourister" dans le coin, juste envie de vous expliquer en quelques lignes, pourquoi il est parfois difficile de se retenir d'exploser psychologiquement quand on voyage dans ce beau pays...et si t'es une femme, blanche voyageant seule, "pour toi ça sera très dur!"
Pour la petite histoire, on en a surpris un qui se branlait tranquillement a 20m de nous en matant deux allemandes qui visitaient un cimetiere hindou en meme temps que moi. Encore une fois, c'est un cas isolé, mais franchement, dans un cimetière... Merde quoi!

  Pas d'Indiens dans la salle? Pas d'esprits étroits qui pourraient prendre tout ça au premier degrés?
Allez j'me lance.

  En fait tout est lié à la densité de population totalement inhabituelle pour nous, au nombre de gens qui vivent du tourisme et à notre niveau d'expérience du voyage en pays non-occidentaux. Non c'est promis je m'arrête avant la thèse sur le sujet. Voilà donc quelques exemples concrets pour vous aider à mieux saisir mon propos.

  Quelque soit l'endroit où on débarque ici, on est forcément confronté à une nuée de chauffeurs de taxi et de rickshaw, les touc-touc indiens si vous préférez; quoi? Vous savez pas ce qu'est un touc-touc? Faut sortir du bled de temps en temps! Bon un scooter avec trois roues, un pare-brise, une bâche de protection et un gentil driver qui veut te faire payer le maximum, ça va là? Certains n'hésitant pas à venir te cueillir à la porte du wagon et commencent déjà leur baratin de gentil driver qui fait un doctorat sur les touristes en Inde, les questions s'enchaînant inlassablement:
"Name?", "Country name?", "Single?", "How long here?" pour finalement arriver à "What's your budget?" et j'en passe.
  Ni "Bonjour" ni "Merde", toi, les yeux encore tous collés de ta nuit passé à essayer de fermer un peu l'?il entre deux arrêts en gare avec le sifflement rarement interrompu par le gentil conducteur de train et les gens qui s'installent à 2h du mat tel un troupeau d'éléphants mais en beaucoup plus bavards et à la mémoire tellement plus courte qu'ils te laissent la lumière allumée à 30cm de la gueule genre: "Rien à foutre, mon gars, fallait pas venir en Inde!"



  En même temps, tu t'es tellement préparé à te faire cueillir par une horde de mecs qui pensent qu'à leur commission en t'amenant dans un des hôtels de LEUR choix et à leur course trois fois plus chère que la normale, que finalement tu prends l'habitude de ne pas leur répondre et surtout de ne croiser le regard de personne avant d'être à un bon 500m de la gare en question. Ces mecs là sont des dieux de la persévérance, t'as beau leur dire que t'as pas besoin d'eux, que tu sais où tu vas et que t'y vas à pied, qu'on vient te chercher, que t'as réserver ton hôtel... rien à faire, le gars sera toujours là à te demander où tu veux aller. Du coup une seule réponse en tête dans ce genre de moment d'agacement profond: "En France connard! Je veux rentrer en France!"

  Tu pourrais lui raconter que t'as juste une heure à passer là pour casser la croûte entre 2 trains, qu'il te baratinerait encore qu'il connait le patron du meilleur hôtel de la ville et qu'il peut t'avoir gratuitement la chambre où Britney Spears a passé la nuit la veille. C'est simple, ils s'arrêtent jamais! Au delà du fait qu'ils peuvent parler pendant des heures sans que tu les relances le moins du monde, si tu les remballent à plusieurs reprises, ils ravalent leur fierté et attaquent de plus belle.
  Du coup tu choisis un monument pas loin du coin à touristes pour pas citer un nom d'hôtel où aller, sinon, t'as la droit au traditionnel: "C'est complet, fermé, ça a brûlé, Britney Spears l'a racheté hier..."

  Sur le trajet tu esquives toutes ses tentatives d'interrogatoire alors qu'il te récite les 25 noms de GuestHouses qui se trouvent dans un rayon de 500m autour du monument et tu finis par bondir du triporteur en lui balançant tes biftons à la gueule et en te mettant à courir vers la première ruelle pour essayer de semer le bonhomme. Mais il est rarement en retard quand tu franchis la porte de la première auberge que t'as repéré et te balance le nom de l'hôtel et le prix de la chambre afin que le proprio l'entende et qu'il puisse ainsi prétendre à une quelconque commission si tu restes crécher là. Bref tu craques et lui dit de se casser gentiment puis de plus en plus violemment jusqu'à finir par lui claquer la porte à la gueule à chaque fois que tu trouves une nouvelle adresse apparemment dans ton budget.

  J'ai même tenté le coup du "Where are you from?"
Réponse: "The moon", au moins le mec est figé pour une demi-seconde, mais j'en ai quand même un qui a enchainé comme si de rien était par:
"Very nice country" and "Where do you want to go?"



  Bien sûr ça ne se passe pas toujours comme ça et certaines villes sont pires que d'autres car l'intérêt touristique amène certainement beaucoup plus de touristes, ce qui accroit naturellement le nombre de chauffeurs, rabatteurs d'hôtels et autres guides (plus ou moins officiels bien entendu) qui réclament tous leur part du gâteau, enfin si on peut appeler ça une part...
  Pour vous donner une idée, il est très courant de voir les chauffeurs de rickshaw et encore plus ceux à pédale, dormir dans le seul bien qu'ils possèdent: cad leur véhicule. Une course "moyenne" coûte moins de 30 Rs (50 centimes d'euros), alors il n'est pas étonnant qu'il essayent de nous la faire payer jusqu'à 100 Rs pour la même distance, d'autant que certains groupes de touristes occidentaux écervelés n'hésitent pas à lâcher entre 5 et 20 euros chacun à de faux "prêtres" hindous après avoir reçu une simple trace de bouse de vache sur le front en guise de porte bonheur. Le prêtre peut ramasser jusqu'à 100 euros d'un coup: 6000 Rs soit le salaire moyen d'un ouvrier Indien en une demie journée... Moi aussi je veux bien faire v?u de chasteté à ce prix là! Si, si, je veux bien! D'autant que depuis que je suis là, ma libido joue les encéphalogramme plat, alors... Remarquez, vu le nombre de nanas qu'on croise en Inde et le mal qu'on a à leur décrocher deux mots quand on en croise une, ça m'évite des tensions supplémentaires! Mais tout celi n'a strictement rien à voir avec notre propos. Oulà, tu t'égares Auré, tu t'égares!
  Où j'en étais déjà?
Ah oui, ces couillons de touristes aux poches remplies de billets, qui n'ont jamais négocié une course en rickshaw ou fait la queue à la gare pour obtenir un billet de train, du coup quand tu passes après, on veut te faire croire que la course d'un petit km vaut 3 à 5 fois le prix que t'as l'habitude de payer? On te prend pour un con et au bout du dixième qui persiste, t'as qu'une envie: tous les butter pour passer tes nerfs mis à vif par un trop plein de soleil, de "Hello, what's your name?" puis "Just have a look, you don't buy anything", et des 14 gamins qui te courent après en te disant "Hello, pen?", "Hello, chocolate?", "Hello, picture? 10 roupies?" Et encore je vous ai pas parlé des groupes d'adolescents qui veulent absolument vous serrer la main et être pris en photo à vos côtés, les uns après les autres; ni des masseurs qui vous serrent la main dans le seul but de ne plus la lâcher et commencent fermement à vous masser le bras au milieu de la rue; ou encore des mendiants en tout genre, qui s'écorchent parfois volontairement un bout de jambe pour vous amadouer plus facilement... HHHHHHHAAAAAAAA!!!!!!!
  Bref y'a des jours où on craque et là pas trop le choix: "Tu trouves un coin un peu isolé et tu commandes un bon petit Lassi (sorte de yogourt liquide naturel) en attendant que ça passe!

Merde, les gars, on avait dit un Lassi!

Y'a un proverbe Indien qui résume bien tout ça:
"Si tu es patient, l'Inde te rendra impatient!
Si tu es impatient, l'Inde te rendra patient!!"
  J'ai parlé de tout ça avec plusieurs Indiens, et concernant leur curiosité à notre égard, la meilleur explication que j'ai eu, après 10 minutes de discussion avec 3 nanas de Delhi en visite à Agra, (une fois n'est pas coutume) c'était:
"Pour nous, vous êtes un peu comme des dieux!"
  Ca calme, non? Au début j'ai été franchement surpris, voire carrément gêné par cette comparaison hors norme, mais c'est vrai qu'on nous observe comme des stars. Ils nous regardent de la tête aux pieds avec leur sans-gêne typiquement indien, les plus courageux venant tenter la séance photo ou leur petite approche qui s'arrête très souvent après les 3 ou 4 premières questions. Plutôt frustrant. Il est d'ailleurs quasiment impossible de s'assoir sur un banc en contemplant un coucher de soleil sans qu'ils viennent défiler à nos côtés.
  Mais imaginez une petite seconde si un chanteur un peu en vogue attendait au même arrêt de bus que vous. Vous n'iriez pas lui demander votre petite photo ou un autographe? "Il a rien de mieux à faire, après tout". Hé oui, c'est humain, et c'est ce qu'on endure en permanence en visitant l'Inde notamment.


  Finalement le plus rageant dans tout ça c'est que je suis le seul à pouvoir contrôler ces moments de saturation en renforçant jour après jour ma résistance à leur harcellement permanent. Depuis trois semaines, mon moral joue les yoyo, oscillant entre "C'est tous des connards qui vivent dans un pays débile" et "Ils sont vraiment rigolos ces indiens avec leurs manières de gamins parfois et cette obstination sans borne."
  Par exemple il n'est pas rare de voir les serveurs d'un resto pas franchement bas de gamme te servir tranquillou ( "Thola, thola" comme ils disent ici) , le portable dans une main et la clope dans l'autre... mais sans Jemenfoutisme pour autant. Juste une façon d'être.
  Ici, jamais de s'il vous plait, de merci, de pardon ou de delicatesse d'aucune sorte... sauf si tu comptes soutirer quelques roupies a un "gentil" touriste... Encore une histoire de densite de population je suppose.
  Un indien ne recule jamais! Qu'il soit au volant de sa bagnole ou à pied, il est inconcevable de faire marche arrière pour laisser passer quelqu'un ou pour faciliter un croisement dans un escalier étroit, entre autre. C'est tout simplement impossible, ils avancent en toutes circonstances et leurs comportements suivent des principes du genre:
"Quand y'a plus de place, y'en a encore, en tout cas pour moi."
"Quand c'est pas possible, y'a toujours un moyen de moyenner, pour pas dire monnayer."
"Klaxonne un coup, ça fera de la place devant."
"Mais pourquoi tu t'énerves, c'est pas parce que j'te cause que tu peux pas regarder ton foutu coucher de soleil!"

  Allez, j'arrete de noircir le tableau par pure vengeance puérile.
Heureusement  le pays est plein de merveilles, et on rencontre parfois quelques Indiens vraiment intéressés par un échange sincère sur nos manières de vivre, notre famille, notre boulot et le pourquoi d'un voyage comme le mien, entre autre. On inverse alors les rôles et c'est moi qui leur sert un interrogatoire rigoureux afin de profiter au maximum de ce moment privilégié.
  Malheureusement je ne suis pas toujours de très bonne humeur et il m'est arrivé de sabrer le dialogue par un trop plein d'honnêteté. La discussion ayant donné à peu près ça:
Lui: "Alors l'Inde ça vous plaît?"
Moi: "Oui et non" moue très étonné du gars en question, d'habitude on se contente d'un: "Oué, c'est génial"
Lui: "Pourquoi non?"
Moi: "Le pays est plein de richesses mais je supporte plus les gens!" regard éberlué du mec qui n'en croyait pas ses oreilles.

  J'ai eu beau essayer de justifier mon propos en le modérant peu à peu, rien n'y a fait. Il était impossible de concevoir que l'on soit parfois fatigué mentalement et physiquement et qu'il nous arrivait donc d'avoir envie d'être seul! Dommage pour une fois ça aurait pu être une bonne discussion, j'avais à faire à un professeur en médecine marié à une indienne vivant à Londres, destination qu'il s'apprêtait à rejoindre.
  Et moi, ce jour là, j'ai tout balancé. Tant Pis!

  Pour donner une note positive a ce post, voila une des choses sympas qui me sont arrivées récemment: j'ai eu l'occasion de célébrer le "Holi Festival". C'est une des nombreuses fêtes religieuses qui dure deux jours. Le premier jour est l'occasion pour eux de décorer un peu les rues et de monter des estrades pour y donner quelques spectacles le soir même. Puis ils brûlent une belle branche d'arbre plantée dans le sol pour clôturer la soirée. Le deuxième jour, ils se balancent des tonnes de poudre de peintures multi-colores avec un peu d'eau de temps en temps, histoire de se tartiner d'une bonne mélasse grisâtre sans oublier de se souhaitant un « Happy holi » toutes les 30 secondes.

Oups, j'a oublie les photos sur l'ordi a l'hotel... ce sera pour dans qq jours.
 Plein de signification religieuse derrière tout ça mais j'avoue que j'ai pas tout saisi alors pour les plus indiens, heu pardon... pour les plus curieux d'entre vous, on tape "Holi Festival" sur notre ami Google et j'attends vos résumés pour la semaine prochaine.
  C'était plutôt bon enfant comme fête et j'ai eu la bonne idée de me trouver dans une petite ville à ce moment là, afin d'éviter les mouvements de foule et les adaptations modernes genre « rave party » en plein jour des grandes villes touristiques. Pour compléter le tableau, les mecs se shootent avec une espèce de résine de cannabis à chiquer, s'arrosent gentiment au whisky du matin au soir et le badigeonnage d'étrangères est pour certains, une occasion rare de leur peloter les seins et le cul en toute impunité religieuse... Un peu blasées les meufs... D'ailleurs une fois de plus, les femmes ne participent pas à cette fête, hormis le spectacle du premier soir.



  Voila, je pourrais encore vous raconter comment j'ai atterri à Bundi dans une super guesthouse tenue par une femme et ses deux filles après la mort du mari et combien elles ont du se battre pour imposer qu'une femme seule accueille des étrangers dans cette authentique Havelli vieille de 400 ans; vous décrire un peu l'atmosphère reposante que j'ai ressenti à Varanasi entre cours de Yoga et promenades sur les ghats le long du Gange ou dans le labyrinthe de ses ruelles; vous présenter la double architecture de Jaiupur, la vieille ville quadrillée aux belles façades roses s'opposant à de plus en plus de centres commerciaux enfermés dans des tours de verre ultra-modernes; ou encore mon excursion dans une école de Fatehpur Sikri alors que je ne faisais que passer dans un village où peu d'étrangers s'aventurent, les profs d'anglais m'ayant alors invités à faire une petite présentation de mon pays et de mon métier...



mais le temps manque alors je vais en rester là pour aujourd'hui. Mon prochain post sera Thaïlandais et j'avoue que je ne suis pas contre ce changement d'atmosphère.
  Encore une fois l'Inde est un pays magnifique qui mérite vraiment qu'on le visite mais il faut être en forme et je ne suis pas sûr que la multiplication des étapes comme je l'ai fait, m'aie aidé à garder une sérénité à l'épreuve de leur persévérance et de leur nombre. Pour ne plus vouloir en partir, comme beaucoup le prétendent, je pense qu'il faut vraiment rester vivre un peu a un endroit précis, en evitant Delhi, afin de trouver ses reperes et de se fondre un peu dans le paysage.

  En conclusion je dirais que j'ai  deteste l'Inde autant que je l'ai adore!
Plein de bonnes choses à tous et encore felicitations a Juju et Sylvain pour la naissance de leur belle petite Gabrielle ;)

Toutes toutes premières fois...

15/02/2010


  Comme vous avez pu le constater au travers de mes nouveaux albums, j'ai passé une semaine fantastique entre plages de sable fin, balades à vélo, snorkeling et plongées en bouteille. Bref j'en ai pris plein les yeux et plein les papilles puisque chaque jour passé ici est une nouvelle occasion de goûter à de nouvelles saveurs. Je me régale et pense même avoir pris un petit kilo ou deux... j'en connais une qui va être contente!

  Je suis revenu sur Kolkata le 9 et après 2 jours passés à arpenter un peu plus encore les différents quartiers de cette ex-capitale au grondement incessant, me voilà en quête de spiritualité: direction la vallée du Gange.

  J'achève juste mon petit séjour à Bodhgaya, premier passage obligé de cet itinéraire sacré, situé à 400km de Kolkata. Allez un peu de culture bouddhiste ne vous fera pas de mal; sortez vos cahiers, c'est parti!
C'est dans cette ville du Bihar, état le plus pauvre de l'Inde, que le prince népalais Siddharta Gautama (autrement dit, Bouddha) a connu l'Illumination au VIe siècle avant J.C. après 7 semaines de méditation! Il était enfin libéré du cycle infernal des réincarnations. Et oui, chez les Bhouddistes, le nirvana consiste en une libération des renaissances perpétuelles afin de reposer en paix une bonne fois pour toutes!
J'espérais séjourner dans un des monastères qui proposent l'hébergement et le souper pour une somme fort raisonnable, mais faute de place, j'ai finalement atterri dans une Guesthouse au prix tout aussi doux, la sérénité en moins. Après une demie journée de visite du temple magnifique érigé juste à côté de l'arbre sous lequel Bouddha a donc connu son éveil (vous suivez, j'espère), je me suis enfermé pendant 24h dans ma chambre pour méditer en solo sur l'art de se débarrasser de ma nouvelle compagnonne de route: la gastro éclaire! La dénomination médicale est sans doute mal appropriée mais les symptômes en étaient les mêmes, et après une nuit à greloter sous mes deux couvertures entre deux passages aux toilettes à la turques communes mais heureusement toutes proches, me voici à peu près rétabli. Après un mois passé à vadrouiller sereinement aux quatre coins de l'Inde, fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre!
  Bref, je revis littéralement (point de Nirvana atteint pour cette fois, ouf!) et me voilà prêt à reprendre la direction de la gare, en route pour Varanasi.

  Allez encore un brin de culture et je range mon livre d'histoire jusqu'à mon prochain post (enfin mon prochain roman). Varanasi est le lieu saint de l'Hindouisme par excellence: pour les croyants, c'est le point de rencontre du monde physique et du monde spirituel. Leur Mecque à eux quoi! Les Hindouistes pensent que s'ils meurent sur les bords du Gange dans cette ville sacrée, ils gagnent leur ticket pour le repos éternel, plus de réincarnations invivables, bref le pied! Un peu facile comme libération comparée au pauvre padawan Bouddhiste qui doit passer des vies entières à méditer pour espérer atteindre l'état suprême, non?

  Voilà vous pouvez boucler vos cartables, la leçon est finie pour aujourd'hui. Et pour les plus curieux, il y a Google, Wikipedia ou encore votre bonne vieille encyclopédie Larousse en 67 volumes qui prend la poussière dans la bibliothèque.

  C'est vrai que ce pays est différent, et que les gens se comportent un peu bizarrement parfois. Enfin c'est ce qu'on se dit au début, puis petit à petit, on s'habitue et on fait comme eux, en se forçant un peu au début, puis de moins en moins jusqu'à trouver ça presque normal de sauter d'un bus en marche ou de manger avec la main droite en en mettant un peu partout sur la table...
  Alors pour vous donner un aperçu de ces moments de grand étonnement, voilà un petit best-of (ou florilège comme disait ma grand-mère) de « mes premières fois » en Inde.



La vraie première fois:

  Et bien non, vous vous-en doutez bien, je n'ai pas attendu d'avoir trente ans et de parcourir l'Inde pour cette première fois-là, sinon je serais marié vue la rigueur avec laquelle il considèrent les relations homme-femme anté-maritales. Ici soit t'es marié, soit tu te la colles sur l'oreille pour un bon moment... « heu, c'est quand que j'me casse d'ici déjà? »
  D'ailleurs, je me demande bien comment je pourrais rencontrer une nana de mon age par ici. D'abord elles sont déjà toute mariées, mais même à 20-21 ans c'est souvent « Too late, man! » écrit fièrement d'un gros trait rouge au milieu du crâne. Dans les grandes villes on a parfois droit à un ou deux regards curieux mais ultra furtifs, et ailleurs, on cherche carrément où ils les cachent. Un certain déséquilibre démographique serait en partie responsable de ce constat; et n'allez pas croire qu'on peut espérer trouver des lieux pour âmes en peine indiennes, les rares bars enfumés à l'ambiance glauquissime étant exclusivement peuplés de gros barbus virils, s'envoyant frénétiquement une dizaine de shots de whisky avant de retrouver le foyer familial.
  Au passage, les bars sont rares car les propriétaires doivent obtenir une licence en bonne et due forme pour pouvoir vendre de l'alcool, et dans ce pays aux multiples religions, la beuverie n'est pas très bien vue. Du coup les licences ne sont accordées qu'on compte goutte et au cas où la police venait à faire une descente dans un simple bouis-bouis, il n'est pas rare de se voir servir une bière dans une discrète théière: la fameuse « tea-pop », joyeuse variante de la vraie « tea-pot » mais avec un petit bruit de décapsulage en plus! Et pop!

Les premiers regards:

  Ici la curiosité n'a rien d'un vilain défaut et le « blanc » est forcément une source d'interrogations illimités, enfin je suppose... je paierais cher pour savoir ce qu'ils pensent parfois. Au début ça gêne un peu, puis on s'habitue à ne pas trop faire attention et quand le regard est vraiment trop insistant, le jeu du premier qui lâchera l'autre des yeux joue souvent en notre faveur. Voilà un point de vue de mec et je suis sûr que les occidentales subissent une vraie période d'adaptation vue la manière dont les Indiens les déshabillent littéralement du regard.
  Un bon millier de fois par jour, j'ai droit au questionnaire rituel du:
« What's your name? Country name? Are you maried? Where do you go? Hotel name? Et ta mère? J't'en pose des questions moi? »
  J'en soupçonne même quelques-uns d'être rémunérés au nombre de pays différents qu'ils se sont vu mentionnés dans la journée, tellement ils n'ont l'air de se souciés que du pays d'où l'on vient, et hop ils disparaissent... bizarres!



Premier Thali, oui mais avec la main droite!

  Les Indiens considèrent que l'usage des couverts nous prive d'un des plaisirs liés à la nourriture et préfèrent donc manger avec les mains. Ou plutôt avec la main droite, car la gauche est impure, voir carrément dégueulasse! Point de papier gaspillé dans les toilettes de ce pays, un peu d'eau, on frotte un coup et hop le tour est joué! Tout le monde se lave les mains avant de passer à table mais ils n'utilisent que la main droite pour couper leurs chapatis (ou nans) et surtout pour mélanger adroitement la bonne quantité de riz et de sauce plus ou moins relevée et aux saveurs inégales pour former une petite boulette assez consistante pour être portée proprement à la bouche.
  Inutile de vous dire que j'ai changé quelques nappes en grandes toiles d'art abstrait au début, sans manquer d'y plonger joyeusement la main gauche maladroitement, et la table d'à côté de penser: « Mes quelle bande de porcs ces touristes! »



Mon premier mariage Indien!

  J'ai donc été invité à un mariage à Kolkata, cérémonie qui se s'est déroulée en deux temps, le 31 janvier puis le 2 février. Le premier soir a été l'occasion pour moi de retrouver Jeet, mon nouvel ami rencontré par CouchSurfing sur Mumbai 3 semaines auparavant, et accessoirement frère du futur marié, et de me faire introduire auprès d'une bonne vingtaine de personnes (du moins pour les 2 premières heures). Jeet m'amène donc dans sa maison familiale et là surprise, je ne suis pas le seul blanc! Non, non, il ne compte pas d'albinos dans ses cousins mais bien un autre "touriste" Vénézuélien, en volontariat depuis quelques temps sur Pondichéry... je serai donc pas le seul objet de toutes les curiosités, après les deux futurs mariés biensûr. Ouf!
  On m'explique que nous allons accompagné le fiancé, impeccablement habillé et maquillé à la mode Bengalie dans sa belle-famille pour une cérémonie ponctuée de rituels Hindous supposés durer toute la soirée.  Effectivement, après le long défilé des invités devant le couple sacré, les voilà assis au milieu de la salle de réception, coincés entre deux prêtres et le père de la mariée, forcés d'écouter religieusement le double récit des paroles sacrées de la Bible Hindou, et ce pendant une bonne heure et demie! Puis vint le jeu du portage de fiancés: chacun assis en tailleur sur une planche en bois de 30cm de côté, portés à hauteur d'épaule, la mariée faisant tout d'abord 5 ou 6 fois le tour du beau prétendant, puis les voilà placés face à face (ou presque, les porteurs commençant franchement à fatiguer), essayant de s'échanger leurs colliers de fleurs, en dépit de leurs attirails encombrant, notamment le fameux sacré-c?ur jonché sur la tête du marié (merci Mat pour tes talents d'observateur).

  Et pendant que ces deux là s'éclatent à suivre les coutumes Bengali à la lettre, et bien tout le monde s'empiffre joyeusement dans la salle à manger toute proche. Aussitôt assis, une armada de serveurs et cuisiniers vous servent un menu de différentes réjouissances gustatives allant des cutlets (sortes de boules de panures à la purée de tomate épicée), en passant par les trois types de poissons accompagnés de riz et de dal (sauce à base de grosses lentilles roses), pour finir sur une ribambelle de pâtisseries gorgées de sucre, sans oublier l'espèce de feuille verte contenant une bonne quantité d'un mélange d'anis et d'autre herbes censées adoucir vos efforts gastriques, à mâcher patiemment (et courageusement, ultra acide le machin!).
Bref, on s'en met plein la panse comme chez nous, l'une des grandes différences avec nos "coutumes" françaises, résidant dans le fait qu'ici pas la moindre goute d'alcool. Ils n'en boivent pas énormément en tant qu'Hindous et des dires du frère du marié, ils ne veulent pas oublier une miette de ce moment unique.



  La deuxième soirée fut bien-sûr organisée par la famille du marié, cette fois. Ici, plus de coutumes interminables, mais une soirée en plein air, au décor soigné et très lumineux, un groupe de musiciens sur l'estrade et un double buffet au moins aussi complet que le premier.
  Inutile de préciser que ces deux soirées ont été pour moi l'occasion de poser un bon millier de questions concernant leur façon d'appréhender le mariage dans ce pays très religieux et de répondre aussi à un bon million de questions cette fois, quant à mon identité, provenance, profession, statut marital... etc. Une fois l'état civil dument récité, j'ai participé à quelques échanges plus consistants sur leurs ambitions dans la vie et le but de mon voyage. J'apprends notamment que l'on ne se marie pas facilement en Inde, surtout dans les campagnes. Si l'on a la chance de trouver chaussure à son pied (métaphore maladroite puisqu'ils ont la surprise de la pointure lors de la nuit de noce), il faut encore appartenir à la même caste mais pas au même village, avoir 18 ans minimum pour les mecs et 21 pour les filles... un vrai casse-tête. Du coup les parents présentent souvent une ou un prétendant à leur progéniture qui devra accepter ou refuser l'union, le plus souvent après une seule rencontre « physique », et une fois le choix effectué, point de divorce possible, c'est à la vie, à la mort.
  Quand je leur explique que malgré toutes les libertés qu'on a, et les centaines de moyens de rencontrer l'âme s?ur, je suis encore célibataire à mon age, les gars en tombent à la renverse!! Voyager seul? Quelle idée!!

Le premier meurtre!

  Et oui, après être rentré des ces îles paradisiaques, je replonge dans la cacophonie générale et m'en vais visiter le cimetière de Park Street, un vieux cimetière aux tombes monumentales. Je m'arrête quelques instants pour lire ce que le Guide du routard dit de ce lieu de repos éternel quand un magnifique petit poussin me piaille joyeusement à la figure, d'un air de me demander à bouffer ou une couverture de survie; en tout cas il se sentait un peu seul le pauvre. Au point de venir instinctivement se loger sur mon pied droit et hop « je bouge plus, t'as qu'à t'occuper de moi, maintenant ». J'essaie de ne pas trop m'attendrir, c'est une règle d'or ici, et le repousse gentiment à plusieurs reprises. Rien à faire le Titi retente de m'amadouer encore et encore jusqu'à ce que je décide de m'écarter un peu pour faire preuve de fermeté.
  Je n'avais pas fait deux mètres qu'un chien errant lui saute dessus et le croque de sans froid, sous mes yeux, me laissant bouche bée. Je n'avais pas vraiment l'intention de m'opposer au festin du carnivore plutôt véloce alors j'ai laissé tomber l'idée de faire entendre raison à ce sac à puces (au sens littéral du terme, croyez-moi).
  Heureusement, aucun assassinat horrible ni d'expérience réellement traumatisante pour l'instant... vous voilà rassurés!



Ma première fois dans un car bondé!

  Un sac devant, un sac sur le dos, et sans mentir 150 personnes dans un bus prévu pour 35 places assises et une quinzaine debout! C'est vraiment de la connerie leur règlementation constructeur, il roulait super bien ce bus!
  Après avoir jeté mon gros sac de 15kg dans le coffre poussiéreux, sans quoi je me serait fait purement lyncher par les passagers du bus, j'ai réussi avec la plus grande détermination à pénétrer de 2m dans cette masse humaine ultra compacte, avec l'aide de mon nouvel ami le vendeur de tickets qui en plus de taper violemment sur la tôle afin d'indiquer au chauffeur s'il doit s'arrêter pour tenter de kidnapper un nouveau passant sans défense, a également la lourde tâche de tasser au maximum les passagers de son tas de ferraille diabolique. Et ne croyez pas que la scène se passe à Kolkata où le trajet n'aurait duré qu'une demi-heure maximum, non, je partais de Bhubaneswar pour rejoindre Kornak, en à peu près 2h30! L'enfer venait tout juste de m'ouvrir ses portes!

  Heureusement les gens te voient venir avec tes 2 sacs et ton air gauche. Et comme l'Indien moyen ne peut s'empêcher d'aider son prochain (surtout quand il est blanc), on te libère un peu de place ici pour ton premier sac, pendant qu'un autre balance carrément ton deuxième appendisse dans les bras d'un de ses concitoyens tranquillement installé sur son siège, genre: "Tiens Lucien, occupes-toi donc de sa besace!"
Pendant ce temps je m'adapte peu à peu à ma nouvelle condition: telle une sardine qui se serait faite surprendre à la fermeture de la boîte, je commence à baigner dans mon huile, mon bas ventre collé au menu postérieur de mon copain de devant (super indulgent quant à mes frottements incessants) et le mien, de postérieur, essayant de trouver un moyen de s'emboîter logiquement dans la paire de fesses qui me servait à cette instant précis de buttée arrière. Je m'agrippe tant bien que mal au montant qui me séparait du cockpit du fou du volant drogué au coups de klaxon incessants et de freins inopinés, qui nous servait de chauffeur, tout en essayant de dégager mon bras gauche de la glu masculine qui l'emprisonnait pour assurer un deuxième point d'attache, encore que je ne me sentait pas vraiment capable de valdinguer où que ce soit à ce moment là. J'étais calé!

  Puis, miracle, après une demi-heure de lutte, mon voisin de derrière étant beaucoup moins ouvert à la promiscuité que celui de devant, j'aperçois les signes discrets d'une charmante dame qui tentait de m'avertir de la future opportunité de pouvoir posé mon derrière dans un fauteuil tant désiré. En gros elle allait descendre et s'efforçait de me garder la place chaude! La suite du trajet ne fut alors qu'une formalité comparée au début du voyage, non sans une petite gêne lorsque je croisais le regard envieux mais jamais agressif de mes anciens co-détenus.

Pour continuer sur les transports, mes premiers vrais embouteillages!

  Je les ai expérimenté à Kolkata entre l'aéroport et le terminus du métro. On voit rarement de feux de circulation dans les grandes villes indiennes et quand ils en ont, ils sont parfois commandés par des flics dans une petite cahute (un peu trop de voitures en attente de ce côté là: « Hop je passe au vert »). Ils ont aussi des « contrôleurs routiers » censés fluidifier les carrefours à problème, en gros tout les 100m, et malgré tous ces agents de circulations, on se retrouve vite totalement bloqué au point que le chauffeur coupe le contact pendant de longues minutes.
  Si on nous mettait dans les mêmes conditions de circulation, on s'entretuerait... en moins de 5 minutes. Je pensais que les Parisiens conduisaient comme des cons mais finalement au jeu du chacun pour sa gueule les Indiens ne valent pas mieux! Et pour cause, la densité du trafic ne laisse vraiment aucune place à la gentillesse, au respect des règles de conduite ou à un quelconque principe de "Non mais j'étais là avant vous!" La seule chose qui compte c'est: "Si t'as le moindre espace devant, t'avances!" Pas de feu, donc pas de raison de laisser un carrefour libre afin de libérer une ou deux bagnoles essayant désespérément de s'engager sur l'artère principale depuis 15 bonnes minutes. Non, ça c'est purement incompréhensible ici. En fait c'est comme si chaque mètre carré de bitume devait à tout prix être occupé par un camion, un bus, un taxi, un rickshaw, un tricycle ou tout simplement un pauvre vélo, complètement comprimé au mieux de cet accumulation de taule tout droit sortie d'un Mad Max Bollywoodien; sans parler des piétons qui viennent cimenter le tout en tentant de se frayer un chemin au travers de ce cauchemar motorisé!

  Me voilà donc bloqué là, à l'arrière de mon bus englué dans un torrent de véhicules inanimés, moteur éteint depuis bientôt dix minutes quand tout à coup, miracle, le monstre cracheur de fumée se manifeste à nouveau par de violents coups de klaxons et reprend vie peu à peu au milieu d'un nuage de poussière, synonyme de mobilité retrouvée!



  J'en ai enfin fini avec ce message-fleuve. Plus je le le relis, et plus je me dis que j'ai énormément de choses à raconter et à faire partager, toutes ces choses dont je pourrais rire avec un compagnon de route si j'en avais un plus loquace que ma pierre tombale de sac à dos. Du coup je ris intérieurement, une fois l'étonnement, voire l'agacement liés à ces situations disparus, et je n?ai alors qu?une envie : celle de coucher tout ça sur mon petit carnet.

  Encore un gros merci à tous ceux qui m'envoient des commentaires, des signes d'affection et d'encouragement. Je ne prends pas souvent le temps de vous répondre car je ne tiens pas à passer tout mon temps sur ce satané PC et encore moins dans un cyber-café mal éclairé, mais sachez qu'ils me touchent énormément.

  Toujours autant de bisous à tous

P.S: promis la prochaine fois, je la fait courte... ou pas....


Et hop trois nouveaux albums...

09/02/2010



  Bon comme le poete me l'a souffle (comment ca quel poete? ben c'est James, le mec qui a chante "Vive vive vive les gros nichons" pendant un jeu tele sur NRJ12 quoi) je vais m'efforcer de publier un petit mot pour vous avertir a chaque nouvel album (t'as vu comme je suis dissipline, hein?)

  Donc voila le telegramme du jour:

Attention, attention, nouvelles photos STOP
Trois nouveaux albums arrives sur Picasa STOP
Comme d'hab tu cliques dessus et ca s'ouvre... c'est magique STOP

  Allez encore qq jours et je devrais avoir fini le roman pour decrire mes derniers jours entre Kolkata et les Andamans (c'est que le temps passe vite quand on se baigne du matin au soir et que le soleil se couche a 5h30, lui!)

Pour info je suis rentre du paradis et ai retrouve l'enfer de la cacophonie ambiante de Kolkata ce matin. Dans 2 jours je reprends la route, ou plutot les rails vers le Nord-Ouest.

Bisous a tous et surtout a toutes ;)
Aure

"Enfin une petite carte postale du fiston!"

05/02/2010

 


Ma chère petite Maman,

  Je t?envoie cette jolie carte du paradis! Des plages de sable fin, à l'eau turquoise où je passe une bonne partie de mes journées à nager au milieu des poissons multicolores. Je n'ai pas pris de guide pour les îles Andaman, mais le bouche à oreille m'a permis de m'orienter vers un charmant petit hôtel de bord de mer composé de bungalows individuels, pour 4euros la nuit: le rêve pour presque rien en somme.

  Aujourd'hui j'ai loué une bicyclette pour me déplacer de façon responsable sur ce petit caillou qu'est l'île d'Havelock ("Have a look", tout est dit!). J'en ai franchement chié... oups.... heu... j'en ai légèrement bavé pour arriver au sommet des quelques côtes qui me séparaient de la plage n°7 (là, j'avoue, ils se sont pas foulés) et heureusement que mes supporters du bord de route, j'ai nommé messieurs les coqs, canards et buffles parfois accompagnés d'une ou deux biquettes, me sont restés fidèles tout au long des 10 km... mais la récompense était de taille (voir photo de la carte postale)!

  Ce soir je vais essayer de trouver un petit bar de plage pour picoler joyeusement.... oups... ça me reprend... pour faire quelques rencontres que j'espère enrichissantes. Je suis en train de préparer une longue lettre pour te donner quelques impressions plus détaillées de mes derniers jours passés de ce côté du globe, avec de petites explications quant aux coutumes Benghali en matière de mariage.


Je t'embrasse fort ma petite Maman
Ton fiston qui pense souvent à vous tous

Auré

Prêt à voyager!!

25/01/2010




  Merci pour tous vos commentaires, ca fait vraiment plaisir de voir que beaucoup de gens me lisent et apprecient mes petites bribes de voyage. Continuez comme ca, lachez-vous, j?adore!


  Aujourd'hui c'est dimanche 24 Janvier 2010, il fait une trentaine de degrés sur la côte Keralaise et je me sens vraiment bien; et les quelques jours que je viens de passer à Varkala y sont pour quelques chose... que je vous explique... on en était où déjà? Ah oui!

  Donc j'ai quitté Mumbai il y a une semaine, en prenant le train pour Ernakulam, après avoir perdu 2 bonnes heures afin d'obtenir le précieux billet au guichet spécial touristes de Victoria Terminal. 26h de train couchette climatisé, et quelques bonnes discussions plus tard, je suis enfin arrivé à Ernakulam. Ville sans grand intérêt si ce n'est son port industriel, ces grandes avenues dénuées du quelconque charme apparent et ses fortes odeurs de grandes marées Andernosiennes, bref ça pue et c'est moche... (désolé James, mais franchement la vase à marée basse sous le cagnard, ça refoule grave!)
  Plus sérieusement, c'est ici qu'on peut prendre un bateau pour rejoindre Fort Cochin, petit bord de mer plus charmant avec ses pêcheurs au filets chinois dont l'utilisation fastidieuse donne lieu à de beaux ballets de pêcheurs en équilibre sur des poutres de bois. J'y ai passé une après-midi sympa mais sincèrement on en fait vite le tour, malgré ma volonté d'éviter les "rickshaws", comprenez les "touc-touc" ou autres taxis à 3 roues locaux, afin de me déplacer à pied pour me désengluer des sentiers ultra battus par la masse touristique qui afflue ici.

  Deux jours à Ernakulam puis me revoilà en quête d'un nouveau billet de train pour un ailleurs plus méridional encore, la pointe Sud de l'Inde comme objectif programmé.

  J'arrive donc à la gare d'Ernakulam, prêt à remplir mon petit formulaire de demande de réservation comme j'avais appris à le faire quelques jours auparavant, mais là, point de guichet touristique, juste une longue file d'attente compacte et désordonnée comme j'en avais tant évité jusque là. Tant pis, cette fois faut y'aller, je me jette dans la mêlée et essaye de tenir ma place dans la "file" sachant que 20cm laissés devant soi sont une invitation pour une famille de six personnes à prendre ta place. Bref, "Tu le colles l'otochtone, Ok?"

  Après une demi-heure d'attente active, le sac de 16 kilos rivé sur les épaules, j'atteins enfin le guichet et après m'être fait couper la chique par 2 indiens à la sournoiserie sans limite , j'expose enfin mon réquisitoire au vendeur à la moue peu avenante. Je pense qu'il appréhendait autant que moi. La foule me presse contre le comptoir, on essaye de me dégager au bout de 15 secondes mais je tiens bon et persévère dans mes explications face à un préposé aux billets toujours dubitatif quant à l'existence de la gare que je m'époumone à prononcer dans le dialecte approprié. Le plus drôle à ce moment là ce sont les gens autour de moi qui ont l'air d'encourager le vendeur à te dégager de là puisqu'apparemment la situation est insoluble et que les gladiateurs, heu pardon, les voyageurs s'accumulent dans mon dos. Puis par la grâce de Vishnou, le regard du gars s'illumine enfin et j'aperçois mon précieux sésame que je m'empresse de régler pour en finir avec cette accumulation d'épreuves tantôt physiques, tantôt psychologiques: "Mais qu'est-ce qu'il raconte là?" digne d'un fort boyard en solo!!

  J'avais mon billet mais quant à savoir dans quel train monter... là c'est une autre affaire... Mon billet mentionnait bien la destination de Varkala mais point de numéro de train ni d'heure de départ prévu: et c'est là que la méditation doit aider, parce que moi j'avais juste envie de gueuler un gros:

"MAIS PUT... de BOR... de PAYS de M...." je vous laisse compléter à convenance

  Bon je me ressaisis et renonce bien entendu à aller me faire lapider en retournant au guichet précédent et décide d'interroger le seul interlocuteur présent sur le quai: un agent de sécurité. Il se débarrasse de moi en me disant un truc du genre: "T'inquiète mon gars, t'es dans la bonne gare, le train que tu cherches viendra bien un jour ou l'autre." Me voilà rassuré! Tu parles!

  Une dizaine de trains et 1h30 plus tard, je comprends que c'est enfin mon train qui entre en gare, grâce à l'aide d'une douzaine d'indiens (tous très gentils mais l'info se vérifie 5 ou 6 fois ici, une petite moyenne des réponses les plus fréquentes et on obtient une réponse privilégiée qui elle-même pondérée par le nombre de gens qui attendent sur le même quai que toi, me donne une idée crédible du train dans lequel je dois monter... sinon, tu peux aussi suivre l'otochtone...




  Ça y'est je suis dedans, re-train, 8h à peine cette fois et me voilà arrivé à Varkala!
  Je savais que ça serait touristique mais là, vraiment, ça ressemble même plus à une station balnéaire! Non, comment vous dire...
  Une belle plage surplombée par "la cliff" comme ils disent (la falaise quoi) où se succèdent mécaniquement les restos et les boutiques, un resto, une boutique, un resto, une boutique... ha! un vendeur de glaces... un resto, une boutique...
  De fait, tout le monde passe par "la cliff" et on ne croise pas le regard d'un vendeur ou d'une vendeuse, ou encore d'un bébé vendeur (à oué, ils travaillent très tôt ici!) sans qu'il vous oriente du bras dans sa boutique, geste qui s'accompagne tout aussi mécaniquement d'un grand sourire qui sent bon les Roupies, et d'un Have a look, good quality, good price for you! Et pour les restos, la même: le bras tendu, le smile, les yeux en forme de dollars et l'indémodable: Have a seat, good food, good price for you! et le touriste de répondre, enfin au début, No thanks!!!!!!

  Loin de moi l'idée de critiquer les vendeurs, ils veulent leur part du gâteau et à leur place on ferait pareil. Mais au bout d'une demie heure, une seule envie en tête: se réfugier à l'auberge ou faire la technique du « Terminator »: un iPhone sur les oreilles, genre Ta gueule, j'entends rien!, une bonne paire de Rayban genre Range ton sourire, j'te regarde pas! et pour finir une bonne tronche de 3 pieds de long qui ponctue le personnage capable de décourager le meilleur vendeur de parasols de la côte.

  Du coup le rapport Indiens blancs-becs n'a rien d'enrichissant et la belle plage du coin perd tout son charme. Bref envie de se barrer... et vite...

  Dommage car l'endroit est prometteur.
  Tout d'abord c'est vrai qu'on se sent vraiment en vacances, ici, un peu trop sur la côte d'azur mais n'est-ce pas le prix à payer quelques fois? Et puis la plage de sable fin entourée de cocotiers, avec des vagues parfaites pour une aprem de body-surf dans une eau à 27°... sans compter les petits bars aux grandes terrasses face à la mer et les affiches de petits concerts à venir... et j'ai failli oublier les filles en maillot de bains venant des quatre coins du monde... allez, je prends deux jours de farniente, et après j'me casse!
  Au delà du côté station balnéaire ultra connue, l'endroit est rempli d'hôtels qui proposent des massages, soins et consultations médicales dans le cadre de la médecine Ayurvédique! Une sorte de médecine douce qui est très bien implantée dans cette partie de l'Inde certainement. De plus, on ne compte plus le nombre de cours de Yoga et autres périodes de jeun proposées à chaque coin de rue.
Varkala est un haut lieu des pratiques spirituelles, de la méditation, de la relaxation, bref de la recherche du bien être...

  Du coup, à 18h, la plage se remplie de centaines de blancs maigrichons, sourire aux lèvres en positions de lotus, s'extasiant devant le coucher du soleil (sans doute présents aussi pour applaudir son réveil mais j'étais pas là pour faire l'appel) tels de jeunes Padawans suivant religieusement les conseils de leur Maître Yoda local. Je vous avoue que malgré mes sarcasmes, ils m'interpellent ces adeptes du Yoga auquel on prête tant de vertus positives... D'ailleurs j'ai enfin ouvert mon livre sur "L'art de la méditation" par Mathieu Ricard (quand j'ai vu le nom de l'auteur, je savais que ce bouquin était pour moi! mais avant tout c'est un moine bouddhiste français... porte parole de Dalaï Lama, s'il vous plaît!).

  A moi les levers de soleil déguisé en rouleau de PQ!

  Et puis finalement c'est encore la vie qui a décidé pour moi. Ou du moins, c'est elle qui , comme toujours, m'a mis en présence des éléments et des personnages qui m'ont aidé à décider de rester quelques jours ici.
  Le premier soir je me suis collé dans une auberge assez centrale et pas trop chère, mais la chambre n'était libre qu'une nuit. Du coup le lendemain je suis allé traîner mes guêtres dans celle d'à côté: la Johnny Cool Sunshine HomeStay.                             Ooohhh yyyyeeeee!





  Au portail je tombe sur Hary, la cinquantaine, plutôt sympa, je me dis que ça doit être lui le Manu dont parle le Bide du routard mais dans ce cas où sont passé ses dreads? Après un bon quart d'heure de confusion, il me mène vers l'hôte de l'hacienda qui m'explique qu'une chambre vient de se libérer, ni une ni deux, je pose mon bazar et file dans un cyber café pour connaître les horaires des trains qui repartent vers le Sud dès le lendemain... bien décidé à quitter cette endroit dénué de sens à mon gout. Puis de retour à l'auberge je rencontre Guy, à peu près le même age qu'Hary, Niçois d'origine qui alterne entre séjours à l'étranger et retour vers sa chère terre natale. Il m'explique qu'il a décidé de venir passer 6 mois ici, à Varkala, si, si, ici! Étonné par son choix, on papote un peu... rebelote le soir même autour d'une assiette de thon délicieuse en compagnie de 2 autres frenchies qui ont attaqué l'Inde par le Nord et finissent leur 3 mois dans le pays... puis au file des discussions le charme opère, j'oublie petit à petit le safari incessant dont j'étais victime la veille et me laisse convaincre que quelques jours dans le coin me feraient le plus grand bien avant d'attaquer cette grande aventure qui ne sera pas toujours de tout repos.

  Je me sens bien en fin de compte. Cette guesthouse a quelques chose de spécial et chaque personne que j'y croise est une nouvelle occasion de me laisser bercer par l'histoire atypique d'un "ex-gen normal" qui à un moment de sa vie a décider de changer sa destinée... c'est peut-être tout ce dont j'ai besoin pour l'instant. Loin de moi l'idée de suivre un de ces exemples plein d'expériences personnelles, juste envie d'écouter ce que les autres ont écrit dans le grand livre de leur vie, avant de prendre la plume à mon tour. Johnny cool est un havre de paix propice à la détente et à la réflexion, mais dans laquelle il fallait que je passe une bonne semaine pour que l'effet opère. Maintenant je me sens vraiment parti de chez moi. Et même si j'ai zappé une ou deux étapes sur la route qui m'attend, je me sens enfin prêt à reprendre mes sacs pour de bon.

  Encore tant de choses à raconter mais pas vraiment le temps de développer autant. Alors en vrac et dans le désordre, voilà ce qui m'a occupé pendant la semaine que j'ai passé ici:
- des réceils à 7h du mat pour aller prendre de belles photos un peu à l'écart de la plage principale, et toujours de petites discussions souvent basées sur nos différence de mode de vies avec des indiens du coin (qui ne quitteraient cet endroit pour rien au monde, d'ailleurs),
- des après-midi à barboter, siroter des lassi, milk-shakes et jus pressés en tout genre en attendant la première bière,
- et des petites soirées souvent débutées à l'auberge à jongler entre langues française et anglaise autour d'une succulente assiette de tiger prawns façon Manu, qui se sont souvent terminées au Chill out tout proche à boire un dernier verre en chantonnant un air de Led Zep dans une atmosphère juste ce qu'il faut de hippie style.

  Cette semaine est allée crescendo sur beaucoup de plans. Et la journée d'hier en a été le point d'orgue, qui me fait pensé que je peux quitter Varkala tranquille vers d'autres aventures, moins occidentales peut-être...
Faut quand même que je vous raconte... Avant-hier j'ai papoté avec une Ukrainienne qui est venue ici pour donner un séminaire de yoga (à peine 25 ans la nana, chapeau!) et après ça elle est allé sur une plage "cachée" pour trois jours de jeun dont elle revenait tout juste. Sur ce, elle me conseille d'aller le lendemain matin à un cours de yoga prodigué par Philipo, des cours sympas pour débuter apparemment. Malgré les 5 petites heures de sommeil, je me motive et me présente à 8h30 à l'endroit indiqué pour découvrir les joie des assouplissements, exercices de respiration et de concentration matinaux que nous avons pratiqué sur un toit en petit groupe de 5 personnes, parfait pour moi. Le cours se termine par une exercice de prise de conscience des différentes partie de son corps dans le calme le plus parfait, difficile de ne pas sombrer comme mon voisin "Bob le ronfleur" mais tellement intéressant... Les 2h30 qu'on duré ce cours m'ont paru durer une petite heure... très bizarre...

  Puis après une sorte de brunch local à discuter avec le prof, je suis allé me faire masser de la tête aux pieds dans un centre de soins Ayurvédique que des kiné français, rencontrés à l'auberge, m'avaient conseillé: 2h de bonheur... retour à l'auberge après une bonne trempette pour me réveiller avant le soirée, puis apéro-diner-discute avec Guy, Rénata et Hary qui s'est finalement prolongé en un tête à tête splendide avec Guy, tant de choses à apprendre des autres! Puis ma soirée s'est terminée en crises de fou rire interminables avec Valérie, une Québecoise en quête de quiétude avant son retour au pays. Les différences d'expressions entre Québecois et Français est vraiment un puits sans fond!!

  On a ri, mais on a ri!! (Nat: tu dois vraiment pas t'ennuyer à les écouter parler...)




  Je quitte Varkala demain vers Trivendrum puis Vishakapatnam (où je ne ferai que passer, pour répondre à Phil, effectivement c'est même pas dans le routard cette ville!) et il me restera quelques jours pour rejoindre Calcutta en train et être à l'heure pour le mariage, enfin j'espère...
  Voilà encore une fois, vous savez tout, et vous comprenez sans doute un peu mieux, pourquoi je me sens vraiment bien aujourd'hui, dimanche 24 janvier 2010.


Comme tous les jours, c'est le premier jour du reste de ma vie et je compte bien en profiter...


Je vous embrasse tous très forts
Auré

P.S: J'ai ajouté quelques nouvelles fonctionnalités sur le blog:
- l'outil de traduction du blog de Google, vous choisissez votre langue de prédilection et hop me voilà parfaitement bilingue en serbo-croate des montagnes...
- la petite carte pour savoir où je suis (mise à jour par mes soins si tant est que je trouve un cyber-café pour chaque nouvelle étape...). Comme pour la carte de mon itinéraire prévu, vous pouvez l'agrandir en cliquant en dessous sur Voir Où suis-je en plus grand.
- dernière petite chose: précisez bien votre prénom et nom ou première lettre de celui-ci ou encore votre surnom s'il est assez distinctif pour moi afin que je vous identifie quand vous me laissez un commentaire, s'il vous plaît. Il y a des prénoms assez répandus en France alors, pas toujours évidant pour moi de savoir qui est l'auteur du dit commentaire avec juste un prénom.

Ça y'est! je suis en vacances!!

18/01/2010




La piole à 5 euros...


  La précipitation m'a fait oublier de remercier chaleureusement ceux qui m'ont fait la magnifique surprise de venir à Londres pour le dernier week-end européen, j'ai nommé Adé, Carlos, et Chris... merci pour ce superbe cadeau! Pour celles et ceux qui ne se sont pas encore trouvé dans la liste de remerciements, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire assassin, voir carrément insultant... ça me changera et puis ça me rappellera l'ambiance parisienne.

  Tout d'abord je vous présente toutes mes excuses pour le dernier message plein de références merdiques et vraiment sans intérêt finalement, si ce n'est celui de me défaire des quelques blagues qui seraient sorties naturellement si j'avais été accompagné par quelques-uns de mes joyeux acolytes habituels. A ce propos j'ai bien failli parfaire mes adieux il y a deux jours en saluant pour de bon mon fidèle transit européen, mais apparemment il résiste... pourvu que ça dure... allez c'est promis j'arrête les salasseries... un peu de légèreté que diable!

  Je n'arriverai sans doute jamais à égaler mon cher ami Yoann, qui nous a tous surpris une fois de plus par ses qualités littéraires, qui s'expriment plus souvent le ventre plein ou une bière à la main... mais enfin tout de même, je salue l'effort, et vais essayer d'élever un peu le débat par rapport à la dernière fois. Par contre t'aurais quand même pu écrire le nom de ma chère maman (et le mien par là même) correctement... et ça se dit être mon ami...j'te jure!


  Déjà 6 jours de voyage en solitaire à l'autre bout du monde... ou presque.....
  Tant de regards, tant de sourires, tant de surprises, tant de belles filles aussi (enfin quand elles daignent bien vouloir se montrer) et déjà plein de rencontres. On m'avait promis l'enfer: la pauvreté malodorante, la mendicité oppressante, l'indifférence nécessaire... je découvre la diversité des classes ou castes (de moins en moins vraie dans la société actuelle de Mumbai), la multitude de cultes et des cultures apparemment, mais avant tout l'énergie que tout un chacun met à ne jamais baisser les bras, sans agressivité aucune... face à tant d'injustice. Je suis un touriste au regard encore vierge dans cette grande fourmilière qu'est Mumbai et pourtant le "choc" tant redouté ne s'est pas produit.

  « Un peu pénible, ton introduction Auré! » Oué! Je m'explique!

  C'est vrai que les nasaux sont pris en traitres à chaque coin de rue (encore que... les latrines de l'auberge m'ont vacciné pour un moment), qu'on ne fait pas 50m sans être sollicité par un enfant de 4 ans, barbouillé comme un jockey après une course à Auteuil un jour de déluge (dommage j?arrive pas a retrouver la video), ne vous sollicite pour quelques Roupies et que le bruit incessant des klaxons n'ait de quoi vous faire regretter les embouteillage d'un périph parisien un jour de grèves. Mais franchement, Mumbai me fascine déjà!
Mumbai est une mégapole de 15 millions d'habitants où chacun (moi y compris) semble trouver sa place.
Allez pour ceux qui pensent que je me la pète un peu en parlant de Mumbai et pas Bombay, voilà la vérité: Selon l'histoire officielle, Mumbai est la contraction entre le nom d'une déesse autrefois vénérée ici, Mumbadevi, avec le mot "mère" aai en marathi. Donc aucun lien avec le nom originel de Bombay qui, lui, provient d'une appellation portugaise: Bom Bahia, la "Bonne baie". Elle semble bien loin l'époque où lesdits Portugais débarquèrent ici et fondèrent un village...
  
Bon j'arrête de recopier le Guide du routard, ça va finir pas se voir!

  Pour ceux qui n'ont jamais été dans un pays surpeuplé où les feux tricolores ne veulent pas dire grand chose, voilà comment on y circule. TU T'ARRETES PAS! Voilà... bonne chance alors!
C'est pas loin de la vérité en fait. J'ai rarement vu un Indien s'arrêter pour attendre que les voitures freinent sagement pour le laisser passer, même sur les grosses artères. Le jeu étant de passer au bon moment, c.a.d entre 2 véhicules à moteur qui vont à la même vitesse que le reste de la circulation, sans les obliger à ralentir, sinon c'est la perte d'aptitude auditive assurée, et sans s'arrêter au milieu de 2 files genre: "Bon maintenant je prie et j'attends que ça passe!" Parce que: CA PASSERA PAS! Alors tu suis l'autochtone et t'avances!
Ah ce que c'est bon de voyager!

  Hormis les klaxonnes ininterrompus des conducteurs qui veulent signaler leur présence...par soucis de sécurité bien-sûr, personne ne se pousse, jamais, personne ne s'engueule, personne ne se regarde de travers, sous prétexte qu'un individu aurait pu faire perdre du temps à un autre... vous voyez de qui je parle peut-être? Mumbai est une fourmilière grouillante et polluée mais où les gens ont toute leur humanité... Parisiens: prenons-en de la graine, bande de privilégiés que nous sommes...

  Au passage, la première chose qu'on me dit en général? "Votre anglais est plutôt bon... pour un Français!" Du coup je suis flatté puis gêné à chaque fois qu'un indien me relate l'invariable mésaventure parisienne (encore une fois) où perdu entre Notre Dame et le Sacré C?ur il cherchait à acheter une glace et personne pour l'aider, chose qui ne me serait jamais arrivée ici, alors que seulement 6% des Indiens parlent la langue de Shakespeare (ou plutôt celle de son arrière petit fils). Et ce que les Indiens regardent le plus chez moi? Mes pompes de rando bleues pétantes et finalement assez large. Apparemment ça leur fait l'effet d'un Martin Mac Fly dans Retour vers le futur n°2 se promenant naturellement dans la ville avec ses pompes auto-ajustables, auto-nettoyantes et auto-vousavezqu'aregarderlefilm, avant de reprendre son envol vers une autre destination grâce à ses godillots du futur OOOUUUUUUUHHHHHH (et encore j'ai rien bu là!)

  J'étais parti sur l'idée de faire du CouchSurfing (i.e: être hébergé par quelqu'un qui vit ici et que j'aurais contacté par internet; http://fr.wikipedia.org/wiki/Couchsurfing) dès mon arrivée à Mumbai donc. Puis j'ai laissé tomber l'idée d'être hébergée par Kodika, qui elle-même m'a belle et bien laissé en plan; mais j'ai rencontré un autre CouchSurfer qui s'appelle Jeet et qui vit à New Mumbai (à 1h au nord-est de là où je suis). Ce mec que je ne connais pas, à fait 1h de train pour venir me serrer la pince près de mon taudis par pure sympathie. Il est vraiment excellent! CouchSurfer hyperactif depuis 7 mois (il a hébergé une cinquantaine de CouchSurfers, entre autres: 3 Français, des Autraliens et autres Israeliens...) et n'a pas hésité à se déplacer jusqu'ici après une journée de dur labeur Indien (i.e: 54h de travail quotidien) pour un échange mutuel sur mon trip, nos habitudes de vie, nos envies respectives... and so on... jusqu'à son dernier trains de retour en "banlieue". Et vous savez où il m'a amené pour le diner? Au McDo, ça aussi, c'est promis, j'arrête!


Je vous présente Jeet!


  Et en guise de cadeau de bienvenue, il m'a invité au mariage de son frère le 31 janvier et le 2 février à Calcutta!!! C'est pas énorme ça? Non, vraiment, c'est un mec super ouvert (et pas dans le sens que certains d'entre vous le prévoient, les choses étant plus que claires...). Et j'aurai plaisir à le retrouver en fin de mois pour 2 soirées qui s'annoncent riches en couleurs et en émotions, enfin j'espère seulement qu'ils acceptent les mecs en bermuda, mal rasés... avec les godasses du mec de Retour vers le futur... c'est pas gagné!

  Je voulais planifier mon trip en fonction des rencontres et des feelings, ça s'annonce plutôt bien parti! J'ai donc réservé ma place, non sans mal, dans un train "couchette" direction Cochin, sur la côte Ouest à 1500 km au Sud d'ici... pour 10 euros! Que demande le peuple!
  En fait j'ai pu réserver ma place la veille pour le lendemain dans un train bondé grâce aux quotas "touristes". Il existes plusieurs quotas de places réservées pour certaines catégories de personnes en Inde: les femmes, les personnes âgées, les militaires... et les touristes. J'ai quand même fait la queue au seul guichet des billets "touristes" de la gare de Mumbai mais j'ai eu ma place en moins de 2h et je suis bien contant de connaître la 2ème étape de mon trip...
  Puis je sauterai dans un avion de Trivandrum à Vishakhapatnam (ouf, pour réserver le billet, ça promet!) le 26 Janvier, histoire d'être à Calcutta (ou plutôt Kolkata) le 29 ou le 30 janvier.... pour quelques jours de fêtes locales que je ne manquerai pas de vous narrer.

  Pour la suite? Un petit saut sur les îles Andaman me tenterait bien (Ben: je sais que tu en rêves alors... je t'enverrai une petite carte dédicacée... ça te va? Ha, ha, ha...Désolé, juste pour voir si tu lis mon blog.)


  Ce soir, dernier soir à Mumbai, j'ai rencontré un couple d'Autrichiens: Christine et Thomas (s'ils ont la bonne idée d'appeler leur fils Scott, ça fera la blague... dixit Hernan, bisous poulet). En fait on nous a rassemblés "de force" autour d'une table de 4 vue que j'étais seul et que la logique indienne veut qu'1 personne sur une table de 4= 75% de recette en moins... ça se tient ma foi! Toujours est-il qu'on a commencé à discuter autour de notre petite table du Leopold café, parmi une foule d'Indiens venus savourer le privilège de se voir attribuer une note 2 à 3 fois plus salée que la "normale Mumbaisienne" sous prétexte que le bar s'est fait canardé fin 2008, au même moment que l'attentat du célèbre Taj Mahal hôtel tout proche... impacts de balles encore intacts... Rien de très fabuleux à relater si ce n'est un échange sympathique et toujours appréciable quand on voyage seul (je commence à vraiment ressentir et apprécier cette situation).

  Un post plutôt long à mon goût, en espérant qu'il ne l'est pas trop au vôtre et que je trouverai le temps de vous en pondre un similaire de temps en temps. Allez j'y retourne...

Encore plein de bisous à tous
Auré, qui sait pas encore trop où il va, mais bon, il y va et puis jusque là tout va bien, alors...

P.S: je vous envoie ce message depuis Varkala, 3j que j'essaie mais j'avais pas encore trouvé le temps de me poser dans un cyber-café pour m'en occuper...
Je vous raconterai l'after Mumbai la prochaine fois. Pour l'instant je retourne faire un plouf! ("mais quel connard...")

Bonne année 2010

12/01/2010

  "Bonne année 2010 à toutes et à tous... qu'elle vous apporte du bonheur, de la joie, et qu'elle vous garde en bonne santé jusqu'à mon retour... Vous allez tous beaucoup me manquer pendant cette année..."



  Bon, je vous avoue tous. J'avais préparé ce post il y a une semaine et jamais eu le temps de le publier. Aucune référence à l'Inde aujourd'hui... juste des réponses aux questions que certains d'entre vous m'ont posé concernant l'utilisation du blog.
Je reviens bientôt...

  "Vous êtes nombreux à m'avoir posé quelques questions concernant l'utilisation de ce blog. C'est pourtant pas compliqué: "Tu cliques à gauche, tu cliques à droite et hop t'as les messages"

Voici les FAQ=Frequently Asked Questions, autrement dit les questions qui reviennent le plus souvent (Maman tu vas devenir une pro d'internet à la fin....)

- Comment je fais pour recevoir un mail à chaque nouveau message?:

  Vous cliquez en haut à gauche du blog sur "Recevoir des news de verygoodtrip par mail". Ensuite une fenêtre s'ouvre, dans laquelle vous écrivez votre adresse e-mail et en bas il faut recopier ce que vous lisez à l'écran (histoire de prouver que vous n'êtes pas un ordinateur mais bien un humain???)
Ensuite on vous explique que pour CONFIRMER votre inscription, vous devez aller sur votre boîte mail puis ouvrir le message de "Feedburner" et pour cliquer sur le lien (en bleu) contenu dans ce message. Une fois ces trucheries informatiques effectuées, vous recevrez un mail à chaque fois que j'écrirai un nouveau message sur le blog... Capitche? Cool!


- Ca sert à quoi de devenir membre du blog?:

  Pas à grand chose... Pour devenir membre du blog, il vous faut une adresse de messagerie Gmail ou Yahoo, ou... cette adresse est souvent liée à un profil internet vous concernant (une description de vous avec plus ou moins de détails comme votre age, adresse, photo et tout et tout).
Du coup, si vous avez mis une photo de vous sur ce profil, elle apparaitra dans la liste des "Membres du blog" et le nombre de membres augmentera.
De plus, si vous avez créé une page "Google reader", vous pourrez lire les nouveaux messages de mon blog sur cette page en même temps que ceux de tous vos blogs préférés au lieu de venir ici à chaque fois... utilité réelle du machin: si vous connaissez 50 personnes en tour du monde, ça peut le faire ;)


- Les commentaires, c'est compliqué...

  Non, c'est très simple. Pour voir les commentaires des autres lecteurs, il FAUT cliquer sur "commentaires" en bas d'un message que j'ai posté. En bas des commentaires existants, vous pouvez laisser le votre en tapant le texte dans la boiboite et en sélectionnant en dessous votre identité: les 2 possiblités tout en bas sont "Nom/URL" qui vous permet de mettre votre Nom (prénom ou surnom, pour que je vous reconnaisse quoi...) ou Anonyme et dans ce cas n'oubliez pas de signer votre commentaire en bas du texte...
J'ai finalement supprimé la modération des commentaires (je vous fais confiance mais n'abusez pas quand même... Merki)"


  Voilà pour la technique. Et maintenant place à la découverte.

  Bisous à tous



Premieres impressions

11/01/2010


  Tout d'abord un grand merci a vous tous pour toutes les bonnes ondes que vous m'avez transmis avant mon depart. Je voulais vous dire au-revoir aux uns et aux autres en organisant quelques dernieres soirees a Bordeaux, a Paris et enfin a Londres mais je ne m'attendais pas a ce que vous soyez si nombreux a chaque fois.
  Mais surtout, merci pour tous les mots d'encouragement de sympathie, d'amitie, voire plus encore qui ne pouvaient pas etre plus sinceres, de mon cote comme du votre j'en suis sur. Merci aussi a celles et ceux que je n'ai pas pu voir ces derniers jours et qui m'ont envoye mails et textos. Ce depart a deja ca de bon: il a delie quelques langues, la mienne y compris (je vois deja les rictus de certains...)

  J'ai encore parfois du mal a retenir une petite larme en repensant a tous ces au-revoirs qui m'ont tantot rechauffe le coeur tantot fait prendre conscience du leger dechirement que mon depart a provoque parfois (sans pretention, biensur... elles se reconnaitront).

  Voila, apres pas mal de soirees, de repas de fetes et d'accolades chaleureuses, qui n'ont pas empeche le climat glacial londonien de me mettre aphone, j'ai finalement embarque pour mon premier vol:
Londres - Mumbai.
  Confortablement installe entre une espagnole qui part pour 2 mois en Inde puis un an en nouvelle Zellande avant de bourlinguer pendant encore 6 mois (tu vois Maman, y'a pire!) et un Icelandais qui accompagne son president en visite officiel pendant 10j, y'avait de quoi papoter... mais c'etait sans compter mon extinction de voix passagere. Un gros dodo a donc fait passe le temps puis encore une bonne sieste pendant les 2h d'embouteillages avant de finir par poser mes sacs dans l'auberge la plus economique du coin. Les 2 que j'avais repere affichant complet, je me suis rabattu sur la 3eme:
200 Roupies, soit 3 euros la nuit en dortoir de 20pers, avec douche froide et delabrees comme on les aime: franchement je ne pouvais pas mieux tomber.

  Quant a ma premiere impression sur l'Inde... tres franchement je m'attendais a pire...
Pas de bain de foule grouillante et indepetrable, pas de cohue de mendiants estropies, pas encore trouve la fausse commune a ciel ouvert qu'on m'avait promis au coin de la rue. Bref, je fanfaronne un peu ciniquement mais finalement jusque la tout va bien. `Le plus dur c'est pas la chute, c'est l'atterrissage?` alors je n'ai peut-etre pas encore atterri... a voir

  Pour finir, je viens de faire mon premier repas et devinez ou j'ai mange? Et ben au McDo comme un gros touriste de base... je sais, c'est la honte! mais pour ma self-defense je cherchais un reseau Wi-Fi pour vous envoyer ce petit post tranquille...et preserver ma flore intestinal encore quelques heures... quoique...

  Un McDo comme il y en a tant dans le monde sauf qu'ici point de BigMac et autre Cheese Burger, non apparemment le steak hache est un animal sacre ici! Le poulet lui n'a pas la meme chance, ils le declinent a toutes les sauces... tant pis pour mes proteines. A j'oubliai; encore une petite difference avec les McDo de chez nous: les chiottes sont pas clean et asceptisees style ils ont copie les techniques d'hygiene aux hopitaux suisses; non ici c'est ambiance 2e a gauche dans la gallerie marchande... bref laissez-vous guider par l'odeur...et si vous vous demandez a quoi servent les petites carafes en plastique que chacun prend soin de remplir avant d'aller s'enfermer dans les egouts... heu les toilettes, c'est parce que la chasse d'eau est bien la mais ils ont oublie de la brancher... je sais pas ou ils les forment tous leurs plombiers ici et en Asie, mais vraiment leurs chiottes c'est Beyrouth...

  Heureusement la technique cambodgienne marche pareil. On fait notre affaire en ayant pris soin de suspendre le sac a dos grace au mousqueton et de pas laisser tremper le bermuda dans la piscine a bactéries qui sert de sol et hop on vide energiquement le petit recipient pre-rempli en visant bien la crotte encore moulee Dieu merci tout en croisant les doigts de la main gauche en esperant qu'elle ne reverra pas le jour de ci-tot... sinon il faut recommencer l'operation en passant devant les gens qui attendent derriere la porte pour aller re-remplir le dit recipient... bref je vous passe les solutions de secours... mais ici quand tu vas au toilettes, en general, c'est que tu y as reflechi depuis un bon moment...

Voila l'aventure a belle et bien commence!
Ca promet!

Je vous embrasse toutes et tous tres forts, en esperant pouvoir vous donner des news regulierement et qu'elles ne seront pas trop repetitives.
Desole pour ceux qui etaient a table
Aure

P.S:
j'ai finalement garde un portable mais je ne reponds plus aux appels (je l'ai pas sur moi et puis c'est ultra cher) et c'est pas la peine de me laisser des messages vocaux non-plus. Si vous m'envoyez un SMS de temps en temps, sachez que je n'y repondrai pas a priori et que je le lirai certainement plus tard que si vous m'envoyez un mail.
Bref pour m'envoyer des news c'est beaucoup mieux sur gmail:
a.velly@gmail.com

Very Good Itinéraire

10/12/2009


  Voilà mon planning tel que je l'envisage 1 mois avant mon départ.
Les traits bleus foncés correspondent à mes billets d'avions groupés du "billet tour du monde" acheté chez OneWorld.com. Les traits bleus clairs sont les vols supplémentaires (que j'achèterai au dernier moment) et en rouge, les tronçons que je vais me taper en trains, bus, taxis et autres dos de chameau, ski alpins ou monocycles... Une bonne idée de ce que j'ai prévu mais avec beaucoup d'imprécision vu que la plupart des dates et des tronçons vont changer: c'est ça qui est bon!

  Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore GoogleMap, vous pouvez Zoomer (double-clic) et Dézoomer grâce aux signes + et -, déplacer la carte en cliquant à n'importe quel endroit de la carte tout en maintenant le clic gauche enfoncé ou obtenir des infos en cliquant sur les petites balises que j'ai placé tout au long du parcours ou sur les tronçons.

  Départ dans 1 mois (trop de trucs à faire, c'est le bordel, c'est le bordel!!!)
Bisous


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