…pour partager le monde

Suivi du projet en Afghanistan

Par GERES et CO2Solidaire.

Dans la seule province de Bamyan, 14 artisans ont achevé leurs formations (10 jours de théorie, 30 de pratiques) et 40 sont en cours. 53 vérandas solaires ont été construites et 300 le seront cette année. Dans l’ensemble du pays, ce sont 54 artisans et 23 micro-entrepreneurs qui ont été formés. Dans la région de Kapisa, bien moins sécurisée que Bamyan, les fruits et légumes conservés dans les nouveaux celliers sont vendus quatre fois plus cher en hiver sur les marchés locaux et la température à l’intérieur des vérandas est suffisante pour permettre d’y développer des activités pendant l’hiver.


La présence du GERES en Afghanistan est à l’heure actuelle une réussite. Complètement intégré au paysage local, le GERES est la seule ONG et le seul organisme français à avoir accès à certaines régions. Son effectif sur place a récemment triplé pour atteindre 47 collaborateurs dont seulement 2 expatriés. Les afghans sont formés à des postes clés et capables de mener à bien des projets en vue d’une totale autonomie. Pour preuve, des celliers mis en place par le GERES ont été améliorés par des afghans eux-mêmes à des fins commerciales, traduisant une réelle appropriation du projet par les populations locales. Lors d’une première phase, entre 2006 et 2009, 274 bâtiments représentant 168 225 m² ont été améliorés (dépassant largement l’objectif initial de 100 bâtiments et 38 000 m²). Grâce aux succès de ces premiers travaux le GERES est aujourd’hui l’acteur incontournable de l’énergie en Afghanistan. Un travail de fond avec les autorités afghanes a débuté, notamment par le développement de standards pour les bâtiments publics, toile de fond à la reconstruction du pays. Le ministère de la santé a d’ores et déjà adopté des normes quant à l’intégration systématique de l’efficacité énergétique dans les bâtiments. Avec l’appui de partenaires locaux, le GERES s’est assuré de développer des techniques efficaces, peu coûteuses et adaptées au contexte local. Mais surtout, le programme vise à former des artisans et des entrepreneurs capables de reproduire et de diffuser les techniques apprises. C’est par cette implication de chacune des parties prenantes (populations, artisans, autorités) à chaque étape du projet que l’ONG assure un transfert de technologie primordial pour une diffusion à grande échelle et une pérennisation des savoir-faire. En parallèle, des avancées significatives ont eu lieu dans les provinces rurales.

Publiez vos carnets : Comme le GERES vous pouvez publier vos photos de voyages sur ce blog alors n’hésitez plus, utilisez le formulaire de contact pour me faire part de votre voyage.