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Tanzanie : ascension du Kilimandjaro

Par Jonathan Garrigues.

Montagne emblématique de l’Afrique de par son statut de plus haut sommet du continent (5895 mètres), le Kilimandjaro l’est également du fait de sa situation géographique : un immense volcan se dressant majestueusement au milieu de la savane africaine dont le sommet recouvert de glace contraste avec la faune et la flore à ses pieds (acacia, éléphants, girafes, lions, zèbres, guépards etc.). A ce titre il en a fait rêver plus d’un et continue à le faire.
C’est au début de l’année 2007 que je me suis décidé à profiter de mon prochain voyage en Afrique de l’Est en septembre pour en effectuer l’ascension. Le trek du Kilimandjaro s’inscrivait dans un voyage combiné safaris Kenya/Tanzanie suivi par l’ascension du plus haut sommet de l’Afrique. Techniquement ce sommet ne pose pas de problèmes particuliers en dehors d’une acclimatation à l’altitude souvent trop rapide et principale raison des échecs. Pour cette raison, j’ai choisi une des voies d’ascension optimisant cette acclimatation couplée à une journée supplémentaire afin d’optimiser mes chances de parvenir au sommet sans avoir à souffrir du mal des montagnes.

le Kilimandjaro

Le Kilimandjaro


Jour 1 : Machame - Après une nuit dans un lodge de Moshi, notre équipe vint nous chercher au petit matin. Direction, la Machame Gate (1800 mètres). Sur la route on récupère le cuisinier puis le guide s’arrête acheter les dernières provisions. Arrivé à la porte c’est une longue attente qui s'en suit pour obtenir les permis nécessaires. Le moins que l’on puisse dire c’est que nous ne serons pas seuls sur les sentiers. Une dernière vérification, la remise de nos pique-niques du jour et environ deux heures après nous voilà partis à travers la forêt primaire. La montée débute en douceur et c’est avec plaisir que je contemple toutes ces fleurs et types de fougères et lichens que l’on rencontre au bord du sentier. Les porteurs quoique quatre fois plus chargés que nous nous dépassent continuellement. L’air est frais et chargé d’humidité. Rapidement la pente du chemin s’intensifie. J’en profite pour faire plus ample connaissance avec notre guide et assistant guide. A mi-parcours, c’est l’heure du casse-croûte. On ne s’attarda pas trop car au repos on se refroidit vite. Le temps se couvre et rapidement il se met à crachiner puis à pleuvoir légèrement. Un peu plus tard la pluie cesse et on se retrouve dans la brume dans la forêt. Les bruits s’assourdissent et cette brume donne un aspect quelque peu mystique. A la sortie de la forêt le camp est tout proche. Nos tentes sont déjà installées et après avoir signé le registre d’arrivée au camp notre équipe nous accueille avec une bassine d’eau chaude pour se ‘rincer’ puis café/thé et biscuits/pop corns dans la tente mess. Le soir un délicieux repas chaud nous attend. A vrai dire (et ce sera vrai pendant toute l’ascension) je ne m’attendais pas à des plats si variés mais c’était sans compter sur les talents de notre cuisto.

forêt primaire

Forêt primaire

fleur kilimandjaro

Fleur blanche

fleurs kilimandjaro

Fleurs kilimandjaro

lichens

Lichens

Jour 2 : Shira - Après une première nuit acceptable (le temps de s’habituer à nos nouveaux ‘matelas’) on se leva de bonne heure au son de notre réveil personnel représenté par notre guide dont la sonnerie ne changera pas d’un mot jusqu’au dernier jour ‘Hello … how are you ? … did you sleep well ?’ ^^. Ce matin là on pu profiter des premiers rayons de soleil passant à travers quelques trous dans l’épaisse couverture nuageuse, mais pas de Kilimandjaro en vue. Une fois le petit déjeuner très copieux avalé, on partit aussitôt avec le guide laissant le reste de l’équipe se charger de lever le camp. En effet ce jour là on devait rejoindre le camp sur le plateau Shira à travers un sentier débutant de manière assez raide et le guide préférait nous laisser plus de temps sur le sentier. C’est un tout nouveau paysage que l’on découvre ici. La végétation devient moins grande et les arbustes se parent de lichens très jolis. Un peu plus haut on découvre nos premiers séneçons géants ainsi que de nouvelles fleurs tout le long du sentier.

seneçons geants

On finit par traverser un nuage bien épais, mais derrière c’est une grosse pluie qui nous attend. Décidément la météo ne nous était pas très clémente. Les chemins se transformaient en ruisseau et on devait redoubler de vigilance afin de ne pas glisser sur les grosses pierres et rochers. Autant dire qu’on n’a pas vraiment pu pleinement profiter du paysage et inutile de préciser que dans ces conditions il n’était pas question de pique niquer. On continua directement jusqu’au camp. Une fois arrivé sur le plateau Shira la pluie avait cessé mais le temps restait menaçant.

fleur

Comme la veille, notre équipe qui nous avait doublés pendant l’ascension avait déjà installé nos tentes dans lesquelles on s’engouffra immédiatement, histoire d’enfiler des vêtements secs et chauds. On prit ensuite nos pique-niques dans la tente mess dans laquelle on resta plusieurs heures à discuter. En fin d’après-midi le temps, quoique toujours couvert s’éclaircit un peu. J’en ai profité pour aller découvrir les alentours du camp, mais toujours pas de Kilimandjaro en vue (je ne savais même pas dans quelle direction regarder précisément). Lors du repas du soir, toujours aussi bon, le guide nous fit son briefing pour le lendemain. On allait franchir un col dans les 4600 mètres avant de redescendre vers le camp de Baranko à 3900 mètres. Il espérait donc qu’on puisse voir enfin le Kilimandjaro avec un temps dégagé depuis le col.

camp Shira

Camp Shira

fleur kilimandjaro

Fleur blanche

Jour 3 : Barranco - Notre réveil automatique quotidien n’a pas failli à sa tâche et c’est pour la première fois du séjour et même la première fois tout court que l’on découvrit enfin le Kilimandjaro partiellement dégagé ainsi que les premiers rayons du soleil frappant la pointe des arrêtes du Shira. Quelle soulagement ^^. Mais à peine une demi-heure après le Kilimandjaro était déjà caché par les nuages. Si on débutât la randonné par un temps relativement dégagé, il ne fallut pas attendre longtemps pour que tout se couvre. Ici le paysage devenait de plus en plus sec et caillouteux, mais on trouvait toujours des petites plantes vertes au ras du sol. On traversa un champ de rochers faisant penser à un paysage lunaire et un peu avant d’atteindre le col on voyait un autre sentier provenant d’autres voies un peu plus loin qui n’allaient pas tarder à rejoindre le nôtre. Un fois arrivés au col, nous étions toujours sous les nuages. Pire encore, alors que nous faisions un petite arrêt pour reprendre des forces à défaut de pause déjeuner pour cause de temps maussade des petits grêlons ont commencé à tomber de plus en plus abondamment nous obligeant à écourter notre pause et à reprendre le sentier descendant jusqu’au camp de Barranco. Le guide nous surprit alors à sortir un parapluie pour se protéger. Puis les grêlons se sont transformés en énorme flocons de neige pendant un temps avant de devenir une grosse averse lorsque nous fûmes un peu plus bas. A l’approche du camp on retrouva une végétation plus riche avec les séneçons, des sortes de plantes grasses, des chardons de toute beauté etc.

Kilimandjaro vu du camp Shira

Kilimandjaro vu du camp Shira

Lobelias

Lobelias

Comme la veille on arriva au camp sous la pluie et on se jeta dans nos tentes pour se changer. Après un nouveau pique-nique sous la tente mess on passa une bonne partie de l’après midi sous nos tentes, la pluie ne cessant de tomber que par intermittence. Je commençais à être à cours de stock d’affaires sèches et ce n’est pas avec le froid et l’humidité ambiante que les affaires mouillées pouvaient sécher. Mais par-dessus tout je commençais vraiment à désespérer de ce mauvais temps et envisageais déjà la possibilité de refaire l’ascension du Kilimandjaro. Dans l’après midi on eut une visite quelque peu surprenante. Deux locaux vinrent ‘frapper’ à la porte de nos tentes pour nous vendre des tee-shirts à près de 3900 mètres d’altitude ! (business is business ;-)). Après le diner du soir, notre guide tout aussi dépité pour nous de ce mauvais temps (surtout à une saison où il devait être plus clément) nous dit qu’il allait prier de toutes ses forces toute la nuit pour avoir du beau temps le lendemain. On regagna ensuite nos tentes dans le froid et l’humidité (heureusement nos sacs de couchage étaient secs et bien chauds).

Kibo

Kibo

Jour 4 : Karanga - A peine je fus réveillé (avant même que le guide vint le faire), je m’extrayais en partie de mon sac et ouvrit la tente. Quelle ne fut pas ma joie de découvrir un ciel partiellement dégagé. Les prières du guide semblaient avoir relativement bien fonctionné (j’aurais du lui demander d’en faire plus tôt lol). Aussitôt j’ai réveillé tout le monde, me suis habillé et ai pris mon appareil photo. Enfin il était là, se dressant majestueusement devant moi sous la lumière du soleil levant ! La joie était telle qu’on décida (après avoir prévenu le guide) de remonter un peu le chemin par lequel on était arrivé la veille afin de profiter du paysage ensoleillé, de la végétation si particulière et même de certains petits oiseaux colorés. On s’éternisa quelque peu avant de redescendre au camp. L’équipe nous attendait et était déjà presque prête à partir alors que nous ne l’étions pas du tout. On prit donc le petit déjeuner pendant qu’ils démontaient nos tentes. C’est à ce moment là que je compris pourquoi ils étaient si pressés. En partant avant les autres équipes ils arrivent au camp suivant avant et peuvent ainsi choisir le meilleur emplacement disponible pour leurs clients. Mais pas de regret, ça aurait été un sacrilège de ne pas avoir pu effectuer cette petite heure d’escapade matinale par beau temps. La randonnée du jour commençait pas l’ascension du ‘mur de Barranco’. Si à l’œil ça pouvait paraitre impressionnant, ce fut en fait assez facile et ludique. Au sommet, un vent glacial soufflait par rafale et la végétation redevenait nettement plus sèche. C’est seulement à ce moment là qu’on découvrit la Mont Meru (4565 mètres) au loin.

Mont Meru

Mont Meru

Le sentier redescendait légèrement et suivait les flancs du Kibo, la journée de marche ne semblait pas être très physique. Le temps se recouvrait petit à petit tout en restant beaucoup moins menaçant que les jours précédents et avec un plafond assez élevé. Nouvelle surprise, sur le sentier j’ai croisé un local marchant en sens inverse qui essaya de me vendre des pellicules photos ! Incroyable, on trouve vraiment de tout sur les sentiers du Kili ;-). Malheureusement pour lui mon appareil était numérique. Il ne fallut que quelques heures pour rejoindre, après un petit raidillon, le camp de Karanga. La journée de marche fut donc assez courte et j’ai profité du temps disponible et de la bassine d’eau chaude à ma disposition pour me raser (pas facile avec les moyens du bord ;-)). Dans l’après midi on s’éloigna un peu du camp pour se balader et faire des photos. Mais le plus beau moment fut la fin de la journée. Un vent glacial s’était levé chassant tous les nuages l’un après l’autre. Le Kilimandjaro se découvrit alors sous la lumière chaude du coucher de soleil avec en fond le Mont Meru et en contre bas la plaine. Un vrai bonheur pour les yeux ! Je passais plus de temps à prendre des photos qu’à manger ;-). Alors que la nuit tombait on pouvait voir les lumières de la ville de Moshi dans la vallée. Tout le monde restait à couvert dans sa tente, mais je décidais d’essayer une photo nocturne du Kilimandjaro (pas facile avec le vent qui soufflait et sans trépied, fallait trouver une roche où caller l’appareil photo). Je suis revenu sous la tente complètement frigorifié. Le vent soufflait vraiment fort cette nuit là, mais le paysage offert en valait plus que la peine.

Kilimandjaro vu du camp Karanga

Kilimandjaro vu du camp Karanga

Kilimandjaro by night

Kilimandjaro by night

Jour 5 : Barafu - La nuit ne fut pas très bonne en raison du vent, mais au petit matin on découvrit un ciel vierge de tout nuage ou presque avec une vue sublime sur le Kilimandjaro et la vallée, éclairés cette fois ci par les lueurs matinales. C’est vraiment dommage que le circuit classique par la voie Machame ne fasse que passer par ce camp (il va directement du camp de Barranco à celui de Barafu), car les paysages y sont sublimes. Le vent s’était calmé, le soleil nous chauffait et les paysages étaient magnifiques. La journée de marche s’annonçait également courte (environ 3 heures), mais personne ne souffrait du mal des montagnes pour le moment. Comme la veille le ciel se couvrit un peu pendant la journée et la végétation disparut presque intégralement pour laisser place aux roches et cailloux, seuls quelques lichens subsistaient. On arriva rapidement au camp de Barafu (4600 mètres) qui est le dernier camp avant d’atteindre le sommet. Notre équipe était encore en train de monter nos tentes. On commençait à sentir les effets de l’appauvrissement de l’air en oxygène, car le moindre effort soutenu nous essoufflait plus rapidement.

Mawenzi

Coucher de soleil sur le mont Mawenzi

La journée fut consacrée au repos car le lendemain allait être le grand jour. Après un joli coucher de soleil sur Mawenzi (5149 mètres) on prit aussitôt notre repas du soir qui était assez consistant (fallait bien ça pour nous préparer à ce qui nous attendait). Le guide resta discuter un peu avec nous et nous fit le briefing pour la suite. Personne ne semblait souffrir du mal de l’altitude ce qui était déjà encourageant. L’ascension finale ne se fait qu’avec le guide et l’assistant guide. Au programme : réveil à 23h, préparation, un dernier petit thé et biscuits pour un départ prévu vers 23h30/minuit. Un peu plus de six heures de marches environ seront nécessaires pour atteindre le sommet au lever du soleil et gravir les 1300 mètres de dénivelé qui nous en sépare depuis le camp de Barafu. Aussitôt les instructions reçues, on alla préparer nos affaires et essayer de dormir un peu. A 23h précise notre guide vint nous réveiller. Autant dire que la nuit fut courte. On se prépara en enfilant les couches de vêtement les unes sur les autres (il peut faire -15° voire moins à l’approche du sommet de nuit). En sortant de la tente on pouvait voir tout le camp en effervescence. Le temps de prendre une dernière boisson chaude, de récupérer chacun une bouteille d’eau bouillante (pour éviter qu’elle ne gèle) et de vérifier qu’on ait bien tous le nécessaire sur soi et nous voilà prêt pour une journée de folie.

Lumière rosée sur glacier

Glaciers éclairés par une lumière rosée

Jour 6 : Barafu - La nuit était noire, on ne voyait absolument rien en dehors de ce qu’éclairait notre lampe frontale et de la lueur de celles des autres randonneurs au loin. Au départ l’atmosphère était chaleureuse, les guides chantaient et se parlaient les uns les autre en criant dans la nuit puis le silence l’emporta à mesure que nous progressions. On n’avait aucune indication sur notre avancement (mis à part le temps passé depuis le départ). C’était peut-être mieux ainsi ;-). Le guide doublait presque tout le monde ce qui ne me rassurait pas vraiment, mais je suivais. On pouvait parfois distinguer en levant la tête les lueurs serpentant des frontales de ceux qui nous devançaient, mais impossible de discerner le relief. J’avais un peu de peine pour la frontale de notre guide qui n’éclairait absolument rien tellement sa lumière était faible, mais aussi beaucoup de respect car lorsque personne ne nous devançait immédiatement, il trouvait son chemin dans les éboulis de pierres là où je me serais perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. On croisa quelques personnes mal en point ou en train de vomir sur le coté à peine la marche débutée (mieux ne vaut pas tenter le diable dans ces cas là et s’en retourner). A intervalle régulier on effectuait des très courtes pauses pour grignoter et boire. Pas question de s’arrêter plus de cinq minutes, sous peine de geler sur place ^^. Je regardais de temps en temps ma montre afin d’évaluer notre progression. On se retrouvait de plus en plus souvent seul ou en petit groupe dans le silence et le noir à marcher sans savoir d’où nous allions ni voir d’où nous venions. Je ne sentais plus du tout mes pieds tellement ils étaient gelés et après plusieurs heures de marche à monter la fatigue commençait à se faire sentir. Mais tout le monde continuait sans rien dire. Et c’était mieux ainsi car le premier qui aurait commencé à raller ou se décourager aurait pu entrainer les autres avec. Le seul point positif : l’heure, mon unique repère, avançait inexorablement et nous aussi. Les sentiers devenaient légèrement sablonneux ce qui rendait l’avancée encore un peu plus fatiguante. A l’horizon on pouvait distinguer une faible lueur, annonçant les prémisses du jour, signe que nous approchions. Puis brusquement la pente redevint plus douce et je discernais des ombres du reflief au loin. Le temps de me retourner pour voir cette faible lueur qui lentement mais surement grandissait pour me rendre compte qu’il ne s’agissait pas de rocher mais de blocs de glace, du moins j’en avais l’impression. J’ai immédiatement demandé confirmation au guide qui en profita pour me dire qu’on venait d’atteindre Stella point !

Lever du soleil sommet du Kilimandjaro

Lever du soleil au sommet du Kilimandjaro

A partir de ce moment là et jusqu’au sommet je n’ai plus jamais ressenti la fatigue. J’étais littéralement enivré, émerveillé par le spectacle qui se découvrait peu à peu sous mes yeux à mesure que le jour se levait. Je commençais à essayer de photographier un peu partout de ces neiges mythiques du sommet du Kilimandjaro qui étaient maintenant à porter de mains. Mais pas question de courir à droite à gauche, car il fallait moins de 10 mètre pour être essoufflé. Le spectacle du soleil levant fut inoubliable et les faibles rayons de lumière qui me frappaient maintenant diffusaient déjà sur moi leur ‘chaleur’ très appréciable. Les champs de ‘neige’ formaient des pics de glace d’une cinquantaine de centimètres de haut fort originaux. La montée vers Uhuru Peak fut une vrai partie de plaisir tant l’attention était fixée sur l’environnement qui m’entourait et non sur les derniers petits efforts à fournir. Ca y est, la pancarte symbolisant le pic d’Uhuru était toute proche, j’y étais, je l’avais fait ! Tout était magique !

Uhuru peak

Uhuru peak

Glacier du Kilimandjaro

Glacier du Kilimandjaro

Toute l’équipe a réussi à atteindre Uhuru Peak et personne n’a été malade pendant l’ascension (même si quelques symptômes avant coureurs s’annonçaient). Le soleil déjà bien levé (l’aurore est très courte sous les tropiques) nous embrasait de sa lumière. Je me rendis alors compte que de la glace s’était formé sur mon sac à dos pendant la nuit. Quelques minutes après être arrivé, il fallait déjà repartir, le temps passe si vite quand l’attention est captivé ! Inutile de prendre le risque de souffrir d’un mal des montagnes ou de se refroidir. La descente jusqu’au camp de Barafu fut longue et laborieuse pour moi.

plateau sommital Kilimandjaro

Plateau sommital

Pics de glace

Pics de glace

Le guide dévalait la pente à toute allure, semblant surfer sur les cailloux mais j’avais du donner presque toute mes forces pour la monté et j’avais du mal à suivre le rythme. C’est l’assistant guide qui m’a alors attendu. Du haut de la pente on pouvait apercevoir le camp tout petit et c’est dans ces moments là qu’on aimerait bien pouvoir se laisser flotter tranquillement dans les airs pour le rejoindre ^^. Mais mon esprit était encore occupé par toutes ces images du sommet. Arrivé au camp sous les félicitations de l’équipe je me suis précipité dans ma tente pour une petite heure de repos indispensable. Le soleil tapait si fort qu’il y faisait vraiment chaud, mais après une nuit glaciale, ça faisait le plus grand bien. On prit ensuite notre déjeuner avant de reprendre le sentier. Hé oui la journée n’était pas encore terminée ! Après avoir monté 1300 mètres de dénivelée et les avoir redescendu, il fallait maintenant atteindre le Camp Mweka (3100 mètres), soit encore 1500 mètres de dénivelée à parcourir en descente. Autant dire que cette journée fut la plus épuisante de toute. Arrivé au camp en fin d’après midi je ne sentais plus mes pieds et jambes. Nous allions passer notre dernier repas sur les pentes du Kilimandjaro et un petit vent de nostalgie soufflait en moi mélangé à la joie d’avoir réussit et aussi à l’énorme fatigue accumulée. Ce soir là le cuisinier nous avait préparé des crêpes en dessert et il n’en resta aucune ;-)

Lumière rosée sur glacier

Glaciers éclairés par une lumière rosée

Jour 7 : Mweka gate - La nuit moyenne (à cause des courbatures) mais indispensable. On prit notre dernier petit déjeuner, puis on s’acquitta des pourboires pour toute notre équipe de porteurs, cuisinier, assistant guide et guide qui nous chantèrent alors une chanson en guise de remerciement. Il fallait maintenant repartir pour encore quelques heures de marche à travers la forêt, mais l’esprit était toujours accroché entre Stella point et Uhuru Peak. A mesure que nous descendions, nous retrouvions la chaleur et aussi l’humidité des pluies des précédents jours. Le chemin était par endroit boueux et glissant et j’ai bien failli à plusieurs reprises me retrouver par terre. On atteignit la gate qui grouillait de mon monde. Notre guide alla chercher et remplir nos diplômes pendant que nous étions interpelés régulièrement pour acheter des tee-shirts et autres souvenirs ou pour se faire nettoyer les chaussures. On acheva cette fabuleuse aventure par un petit repas avec toute l’équipe dans un restaurant. Et ce fut non sans tristesse qu’on les quitta pour rejoindre notre hôtel. Notre équipe devait à nouveau être prête à repartir le sur-lendemain pour une nouvelle ascension avec de nouveaux touristes.

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