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Les requins en Afrique du sud

Faut-il craindre des attaques de requins ?

Plage de rêve d'Afrique du sud De la frontière du Mozambique aux vertigineuses falaises du Cap de bonne espérance, l’Afrique du sud possède plus de 2500 kilomètres de côtes donnant sur l’Océan Indien. Or chaque année, les médias relatent les mésaventures de surfeurs, baigneurs ou plongeurs ayant subit des attaques de requins dans les eaux de l’Océan Indien, comme à la Réunion ou sur la côte Est de l’Australie.
Les attaques de requins existent en Afrique du sud mais elles sont rares quoique très médiatiques. Pourtant, le phénomène est à l’origine de beaucoup moins de blessures et de décès que les accidents de la route ou les noyades.

Des attaques régulières et localisées

L’Afrique du sud dénombre 5 à 6 attaques de requins par an, ce qui au regard de la zone côtière est assez peu. Le cas d’attaque mortelle est de moins de une par an. Ces attaques interviennent principalement dans les provinces du Kwazulu-Natal, de Western Cape et Eastern Cape. La province du Northern Cape, ouverte sur l’Océan Atlantique, n’est pas touchée par ce phénomène.
Si la plupart des attaques sont attribuées au grand requin blanc, on dénombre tout de même des attaques de requins taureaux et requins bouledogues.

Pourquoi le requin attaque-t-il l’homme ?

On sait que l’homme ne fait pas partie du régime alimentaire du requin. Pour preuve, lors de plongées sous-marines, il n’est pas rare de croiser des requins de toutes espèces, et même le requin blanc. Pour autant, les plongeurs ne sont pas attaqués. Il semblerait donc que les attaques soient plus accidentelles qu’autre chose, c’est-à-dire que le requin a pris l’homme pour ce qu’il n’était pas.

D’autre part, il faut souligner ici que la plupart des blessures infligées sont mineures, ce qui tend à montrer que le but du requin n’était pas de dévorer la personne mais que son action a conduit à une blessure. En effet, compte-tenu de sa dentition acérée, le requin n’a pas besoin de beaucoup d’efforts pour sérieusement blesser un homme.

En Afrique du sud, une polémique était née à la fin des années 90 lorsque de nombreuses attaques de requin blanc furent dénombrées. Elles coïncidaient avec une pratique touristique en plein essor, l’observation sous-marine du requin blanc qui consistait à faire entrer des plongeurs dans une cage métallique immergées dans l’océan. Les requins étaient appâtés pour satisfaire les touristes en mal de sensations fortes. Le gouvernement sud-africain a rapidement imposé un respect de mesures spécifiques visant à empêcher que le requin prenne l’homme pour un appât.

Des plages bien protégées

Conscient des dangers et des conséquences sur la fréquentation des plages, le gouvernement sud-africain a, de longue date, décidé la mise en place de filets anti-requins au large des plages les plus prisées. Mesure simple mais très efficace puisque sur les 20 dernières années, seules deux attaques se sont produites sur ces plages.

Comportement à adopter

Sur les plages sud-africaines, il est fréquent d’observer des panneaux indiquant la présence de requins et donc de filets anti-requins. Il convient alors de respecter la règle d’usage qui consiste à ne pas aller nager au-delà de cette protection. Lors de mon séjour à Durban dans le Kwazulu-Natal, il m’est arrivé de me baigner sur ces plages et croyez-moi, personne ne s’est aventuré au-delà du filet !

Ainsi, même si la présence de requins est avérée en Afrique du sud, les attaques sur l’homme demeurent rares et ne doivent pas devenir le sujet de préoccupation n°1 lorsqu’il s’agit de préparer un voyage vers la nation arc-en-ciel.

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